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Les Randonnées de Jean Charles (2005 - 2008)

mardi 28 septembre 2010

 7 novembre 2008 :

 Sentier de la Pouillerie (9 km)

Cette fois nous sommes en rive est de la Deule, à Houplin-Ancoisne, à l’extrémité ouest du pays du Mélantois. De l’église nous quittons rapidement le village pour emprunter sur 1,5 km la rue du Cimetière qui devient vite un chemin herbeux impraticable. Il est totalement défoncé par des tracteurs et remorques de grande taille qui rentrent la récolte de betteraves. Nous le quittons rapidement pour marcher dans les champs. Sur notre droite se trouve le reste du Fort d’Houplin (1870) et au loin les immeubles de la périphérie sud de Lille.
Arrivés à la rue principale d’Ancoisne, nous passons devant la deuxième église du village, prenons un sentier sur la gauche pour longer des jardins arborés et des champs ou prairies. Revenus à la rue Jean-Jaurès, nous traversons une petite place et nous nous engageons dans un chemin gravillonné situé à l’arrière de jardins. Nous sommes dans un beau parc, à l’arrière du Jardin Mosaic. Nous contournons ce dernier et arrivons au canal de la Deule. Large de 75 m, profonde de 4 m, cette portion dite de la Haute-Deûle comprise entre Bauvin et Marquette permet la navigation de péniches de 143 m de long, 11,4 m de large, transportant 3 000 tonnes de marchandise. Nous la remontons sur 1 km jusqu’au modeste canal-embranchement de Seclin. Long de 4,5 km, large de 6 mètres, profond de 1,6 m, ce canal fut creusé à partir de 1850 et utilisé 12 ans plus tard par des péniches de 150 tonnes pour approvisionner en charbon la trentaine d’usines (sucreries, filatures de coton,...) de Seclin. Il fut rapidement concurrencé par le chemin de fer et cette activité cessa en 1970.

Nous remontons ce canal, voué maintenant à la promenade. Nous le quittons au bout d’un km et longeons la ferme de la Pouillerie. Cette cense remonte au moins au XIIIème siècle, époque des très actives Comtesses de Flandre : Jeanne de Flandre (vers 1198-1244) et sa soeur Marguerite de Flandre (1202-1280).
Devant nous le clocher en ardoise de forme pyramidale de l’église d’Houplin-Ancoisne n’est plus très loin.

J.Ch.FIOROT

 3 octobre 2008 :

En Bas Flandre (12 km)

Le rendez-vous est au parking de l’église de Fournes-en-Weppes, village au sud-ouest de Lille. Après les circuits de Marquillies (02/06/06) et de Santes à la Deule (02/11/07), c’est la troisième fois que nous nous rendons dans le pays (quartier) des Weppes dont le nom serait d’origine latine "ad vesperem", au couchant, à l’ouest. Les Weppes sont, à partir du Xème - XIème et jusqu’au XVIIIème siècle, l’un des cinq quartiers de la châtellenie de Lille laquelle appartenait au Comté de Flandre.

Au Moyen Age la châtellenie désigne un territoire sur lequel le maître du château (le châtelain) exerce ses droits banaux qui consistent en l’usage imposé de commodités telles que le four, le moulin, le pressoir..., moyennant une redevance. En contrepartie le châtelain en assure l’entretien. Le titre de châtelain est réservé aux seigneurs relevant directement d’un comte ou d’un prince. Ce châtelain est chargé de l’administration d’une comptabilité assez compliquée : recettes en nature (céréales, bois, paille, volailles...), recettes en argent (taille...), dépenses (salaires, travaux d’entretien du château, des halles, des marchés, solde des soldats,...) et exerce par délégation des droits militaire, judiciaire.

La châtellenie de Lille était composée de cinq quartiers : les Weppes (Wavrin), le Ferrain (Comines), le Mélantois (Seclin, Lille), le Pévèle (Cysoing), Le Carembaut (Phalempin). Le château de Courtray qui se situait entre la Porte de Gand et la Place Louise de Bettignies à Lille, construit à partir de 1299, fut, durant deux siècles et demi, la demeure du châtelain. Les châtellenies voisines étaient à l’ouest celle de Cassel ou de Bailleul, au sud celles d’Orchies et de Douai. Ces deux dernières faisaient partie du Comté d’Ostrevent. Au sud se trouvait le Baillage de Lens lequel faisait partie du Comté d’Artois.
Actuellement les Weppes regroupent, entre Lys et Deule, 27 communes allant de Frelinghien au nord à La Bassée au sud, et d’Erquinghem-Lys à l’ouest, à Saint-André à l’est.
Notre groupe, une quinzaine de randonneurs, emprunte juste en face du parking une ruelle et une portion de route. En prenant un chemin sur la droite, nous sommes déjà dans la campagne. Laissant rapidement les quelques habitations de Rosembois, la ferme Bernard et l’accueillant hameau de Bas-Flandre, nous nous dirigeons, momentanément contre le vent et sous la pluie, vers le village voisin du Maisnil. Là nous prenons la première route à droite, longeons un grand champ de choux de Bruxelles, d’autres champs moissonnés mais pas encore labourés et des prairies. Nous arrivons déjà au bucolique Hameau Desprez.
Comme il est encore tôt dans l’après-midi, et malgré le vent, nous décidons d’ajouter une boucle de 4 km pour nous rendre à Beaucamps-Ligny. La présence d’un bois en son milieu nous offre un horizon moins fuyant que cette plaine des Weppes. Il reste 2 km pour revenir à l’église.

J.Ch.FIOROT

 Journée du 4 juillet 2008 :

sortie nature, secteur de Orchies Marchiennes

Bouvignies

Nous sommes environ 26 à ce rendez-vous annuel. Le soleil est de la partie. La journée débute à Coutiches à 3km au sud d’ Orchies. Le circuit proposé le matin, de 8km, est une partie de la randonnée dite des Chapelles (15km).
En gros nous marchons de part et d’autre des ruisseaux de Coutiches et du Pont Ducat. Nous sommes entièrement dans la campagne. Au sud nous longeons le bois de Flines lez Raches. Un moment distrait par les conversations, le guide nous fit faire demi-tour, ce qui nous offrait l’opportunité de voir le paysage dans l’autre sens !

Les Tuileries : restaurant

Vers 12h40 nous nous rendons au restaurant Les Tuileries sur la route de Marchiennes à 5km de là. Nous en sommes très satisfaits. Il nous fut recommandé par Henri Dubois.
Comme nous nous trouvions bien au restaurant, nous avons pris du retard pour la deuxième promenade dite "Les oiseaux du Pré des Nonnettes" (9km) dont le départ était à Marchiennes. Nous faisons en gros le tour de La réserve Naturelle Régionale du Pré des Nonnettes.

J.Ch.FIOROT

 Randonnée du 6 juin 2008 :

 Tournai-Bouvines (18km)

La pluie annoncée ce jour-là était au rendez-vous. Mais vue la détermination de la dizaine de participants il ne fut même pas évoqué de renoncer. Prendre le train de 12h25 à la gare d’Ascq pour se rendre à Tournai était un plaisir et accomplir les 18 km au retour en était un autre.
Après le pique-nique pris dès le départ au café-restaurant de la gare de Tournai, nous traversons cette ville riche d’histoire (entre autres capitale à partir de 431 de 4 rois Francs : Clodion, Mérovée, Childéric,et Clovis). Deux bons kilomètres sont nécessaires pour parcourir la rue Royale, traverser l’Escaut, passer au pied de la cathédrale et du beffroi, puis devant le musée du folklore, retrouver le boulevard Bara, l’ Esplanade du Conseil de l’Europe et enfin l’étroit sentier de la Plaine.

Nous sommes ainsi sur la voie romaine, nous ne rencontrerons plus de village avant Bouvines.

J.Ch.FIOROT

 Randonnée du 2 mai 2008 :

Circuit des Osiers à Cysoing (10 km)

Voilà un circuit que nous voulions faire depuis longtemps. C’est l’un des plus anciens proposés par le Conseil Général. Le départ se fait de la salle des fêtes de Cysoing dont le parking était déjà bien rempli par une fête foraine. En prolongement du cul de sac, dans l’angle, nous prenons le sentier qui mène à la Pyramide de Fontenoy, en fait un obélisque en pierre bleue de 17m de haut. Elle rappelle les trois jours passés à Cysoing par le roi Louis XV en 1744, lors de la guerre de succession d’Autriche mais surtout la victoire qu’il remporta, le 11mai 1745, à Fontenoy, sur les Forces Alliées : l’Angleterre, les Provinces-Unies (la Hollande), Hanovre, l’Empire d’Autriche.L’armée française était commandée par le Maréchal Maurice de Saxe, celles des Alliés par le duc William de Cumberland, le Maréchal Autrichien Königsegg, le Prince de Waldeck. Le hameau de Fontenoy se trouve non loin d’ici, près d’Antoing, à 7km au sud-est de Tournai, au-delà de l’Escaut. Les forces en présence s’équilibraient autour de 50000 hommes, il en fut de même des 3000 tués et des 5000 blessés. L’enjeu était de prendre les Pays-Bas Autrichiens, ce qui fut fait après les victoires de Rocourt (près de Liège) le 11 octobre 1746, de Lauffeld (à l’ouest de Maastricht) le 2 juillet 1747 et la prise de 24 autres sièges aux Pays-Bas. Les belligérants signaient la paix d’Aix la Chapelle le 18 octobre 1748. Etonnamment Louis XV renonça à toutes ses conquêtes ! Par contre son allié le roi de Prusse Frédéric II gardait la Silésie. " Les français ont travaillé pour le roi de Prusse " ainsi étaient résumés par le bon sens populaire ces huit ans de guerre.

Nous laissons la Pyramide et le terrain de football pour tourner deux fois à droite parmi les prairies et de belles résidences. Après le passage sur la voie de chemin de fer, nous prenons la route de Louvil et le très humide chemin des Osiers lequel vient buter sur l’autoroute de Lille - Valenciennes. Nous la longeons à distance respectable jusqu’à la Marque que nous descendons. Nous sommes déjà à Louvil et à l’entrée de Cysoing.

J.Ch.FIOROT

 7 mars 2008 :

Circuit du Genièvre à Wambrechies (12 km)

Du parking bien accueillant, très ouvert sur la Deûle canalisée et le port de plaisance, entre église (1851) et château de Robersart (style Renaissance,1760) tous deux restaurés, nous commençons par une petite boucle dans le parc voisin.
Revenus vers l’importante église, dotée d’un clocher à quatre côtés de 45 m, et l’Hôtel de Ville (1868) plus modeste, à l’allure de manoir au style maniéré, nous nous dirigeons vers la distillerie de genièvre Claeyssens (1817) et prenons l’avenue des Châteaux dotée d’imposantes demeures comme le château de la Châtaigneraie, le château Claeyssens, le château d’Haye. Nous tournons à gauche dans la rue du Château St Donat puis deux fois à droite pour revenir, sur le chemin le long de la Deûle, jusqu’au pont. Nous passons sur l’autre rive où se détache le massif bâtiment d’une ancienne filature de lin : la Linière de Wambrechies, faite de béton et briques, construite en deux fois en 1925 et 1927. La tour centrale de forme carrée servait de château d’eau pour les besoins de la filature.

Nous descendons la Deûle, en suivant les rails du tramway touristique remis en circulation entre Marquette et Wambrechies, jusqu’à une ferme en rénovation. Là nous quittons la berge pour traverser la D 108 et faire un long périple dans la campagne. Nous jetons un coup d’oeil à l’ancienne brasserie Catry, construite en 1885 et repérons les clochers des villages alentour dont ceux de Linselles et de Quesnoy-sur-Deûle, apercevons aussi le Mont Kemmel. Le retour se fait en longeant le fort de la Redoute construit après la guerre de 1870, aujourd’hui occupé par la Communauté Emmaüs. Il reste à traverser de nouveau le pont puis descendre le long des brasseries du port de plaisance.

J.Ch.FIOROT

 1er février 2008 :

de Villeneuve d' Ascq à Baisieux (12 km)

Du Parc Archéologique Asnapio nous prenons la rue Carpeaux, passons devant l’ Espace Concorde pour monter tout droit sur la colline des Marchenelles, monticule de 15 m de hauteur sur 10 hectares, érigé avec la terre provenant du creusement du lac du Héron en 1976. Nous en faisons quasiment le tour par la gauche. C’est un endroit maintenant très agréable, très boisé, planté d’aulnes, de frênes, de saules, de peupliers, de quelques chênes, de cornouillers envahissants, avec deux mares dont l’une très fournie en plantes aquatiques (roseaux, iris, laîches, élodées...).

Après une brève descente nous longeons l’extrémité est du quartier de la Cousinerie par la rue du Hainaut, puis à droite nous passons devant la ferme des Marchenelles (XVIIème siècle) en retrait de l’étroite rue du même nom. Cette dernière se prolonge depuis peu par un chemin piétonnier reliant Hem à la ferme du Héron en remontant La Marque. Nous traversons cette dernière pour atteindre Forest-sur-Marque, puis le bois des Dix-Sept Bonniers et la Base de loisirs de Willems que nous contournons. Nous sommes seulement à un kilomètre de la gare de Baisieux. Nous entamons maintenant le retour, coupant deux fois la ligne de chemin de fer Lille-Liège pour venir buter à Tressin de nouveau sur La Marque. Nous la longeons jusque Forest et pénétrons alors dans le Parc Urbain pour trouver le Lac du Héron que nous avions délaissé jusque là.

 Randonnée du 2 novembre 2007 :

de Santes à la Deûle (9 km)

Malgré les vacances nous sommes 16 à traverser le joli parc aux couleurs d’automne de l’hôtel de ville de Santes. Nous parcourons un lotissement bien soigné, puis la rue Pasteur laquelle nous ouvre la campagne faite de terres basses entre 19m et 21m. A la ferme du Bois de la Rive nous quittons le parcours recommandé pour aller tout droit si bien que nous manquons le petit passage sur un fossé ce qui nous fait faire un demi-tour pour reprendre néanmoins notre incartade.

Avant le cimetière allemand (guerre 1914-1918) à l’entrée de Wavrin, nous bifurquons à gauche préférant les champs non encore labourés au sentier boueux. Nous atteignons la route de Wavrin à Houplin-Ancoisne et la rive gauche du canal de la Deûle. Nous quittons rapidement la rive pour monter sur un long talus boisé dominant le canal. Sur la rive d’en face se trouvent l’arrivée du modeste canal de Seclin, puis le jardin Mosaïc avec son embarcadère. Nous restons dans ce lieu appelé La Gite qui sur 150 hectares offre une belle nature de bois, d’étangs, de clairières, de prairies. Malgré la légère bruine nous apprécions ce coin de verdure bien aménagé de sentiers montants, descendants, mais confortables. Il reste encore une demi-heure de marche pour retrouver nos voitures
Jean Charles Fiorot

 Randonnée du 5 octobre 2007 :

De Bouvines à Tournai (15 km) :

Il est 14 heures quand la vingtaine de marcheurs emprunte d’emblée la voie romaine Merville-Tournai avec à gauche un long mur de briques rouges en bordure de prairie et à droite de très hauts arbres, des ailantes et des frênes d’un parc voisin. Le chemin est quasiment rectiligne vers Tournai avec en point de mire sur les 9 premiers kilomètres la tour métallique du relais hertzien de la TV wallonne, au lieu-dit La Pannerie (B.), et pour les 6 kilomètres restants, les cinq tours de la cathédrale de Tournai. Nous évoluons entre 40 m. et 80 m. d’altitude si bien que la randonnée n’est jamais monotone. Entre autres, nous repérons souvent au loin, légèrement sur notre gauche, le Mont St. Aubert et avons le plaisir de reconnaître les clochers des nombreux villages que nous avons traversés en d’autres temps.

Les lieux-dits se succèdent : c’est d’abord la Chapelle aux Arbres, la Brouette à Camphin en Pévèle, puis les fermes belges : à la frontière la Maison blanche, plus loin, Catrechin, la ferme du baron, La Pannerie, enfin à la périphérie de Tournai, le Faubourg de Lille, le chemin de la Plaine, la Plaine, ancien champ de manoeuvre militaire, appelée maintenant Esplanade du Conseil de l’Europe et Esplanade Georges Grard (avec la Maison de la Culture et la Halle des Sports). Il reste à traverser le boulevard extérieur, prendre des rues vieillottes : J. Note, Roc St. Nicaise, St. Georges, la Place Nédonchel, pour atteindre la Grand-place, et le Beffroi.

Nous ne savons pas par quelle magie, peut-être la fréquentation de ces lieux historiques, l’envie de faire ce trajet présent depuis un bon moment dans l’esprit de beaucoup, la journée exceptionnellement belle faisant suite à des journées pluvieuses, le léger vent frais de face en début, ou encore la peur de ne pas y parvenir,… tout cela fait que la distance fut parcourue à 6 km/heure. Les prévisions horaires ont toujours été mises à mal. Pour peu nous allions manquer à La Pannerie, le goûter préparé par Catherine. Et heureusement qu’il y eut le portable pour prévenir de notre substantielle avance les sympathiques collègues ou parents qui s’étaient proposés pour assurer le retour en voiture.

Bien que nous en parlions peu nous savons que nous faisons le parcours inverse de celui qu’emprunta Philippe Auguste qui très tôt vers 5 heures, le matin du 27 juillet 1214, partit de Tournai, fit une halte à Bouvines vers 10 heures pour une sobre collation et une courte sieste. Celle-ci fut interrompue par son fidèle et vigilant conseiller frère Guérin (futur évêque de Senlis) qui, resté à l’arrière avec le Comte de Melun, lui annonça l’arrivée imminente des Coalisés (Othon IV empereur d’Allemagne, Ferrand comte des Flandres, le comte de Salisbury représentant Jean Sans Terre, Renaud de Dammartin comte de Boulogne). Ceux-ci venaient dans son dos. Ils avaient quitté Mortagne au confluent de l’Escaut et de la Scarpe, et utilisé la voie romaine Bavay-Tournai pour bifurquer au niveau de la Pannerie vers Bouvines afin, tous remplis de rancoeur, d’en découdre avec Philippe II, pas encore Auguste, et de se partager le royaume.

Cette randonnée nous a permis d’évoluer hors des villages et d’apprécier la sérénité de l’activité agricole faite pour l’essentiel des labours en cet automne dans la partie française et d’élevage dans la partie belge. A ce sujet, après la Maison blanche, nous avons été surpris et inquiets et même ironiques à la vue de ces vaches de couleur blanchâtre, à la morphologie opulente et combien musculeuse. Il s’agit d’une race dite la frisonne à pis bleu, bien nourrie à l’herbe, nous précisèrent Thérèse et Jean, pour nous rassurer. Elle est développée par les belges pour fournir une viande abondante et haut de gamme.

Après un après-midi bien dense nous songions au retour et nous avons ainsi boudé Tournai, ville d’une grande richesse historique et artistique, plus que millénaire, capitale des rois Francs (début en 431) : Clodion, Mérovée, Childéric et surtout Clovis. Nous nous quittâmes au pied du Beffroi, le plus ancien de Belgique, daté de 1188, année de la Charte de Philippe-Auguste par laquelle Tournai, commune libre, devenait vassale du roi de France. A quelques pas se dresse la familière cathédrale aux cinq clochers avec sa nef et son transept romans (1171), et son choeur gothique (1243).

 Journée du vendredi 6 juillet 2007

au Mont Noir : Jean-Charles Fiorot

De ce point isolé relativement haut (103 m) de la commune de Boeschepe, en ce matin d’été nous sommes 30 à quitter le parking de l’auberge du Vert Mont en direction du Mont Noir au sud-est. Nous laissons de côté le Mont Kokerel. Sur cette route en hauteur nous apercevons à notre droite le village de Berthen et le Mont des Cats, à notre gauche celui de Westouter en Belgique à plus de 2 km plus loin le long Rodeberg (Mont Rouge), le Scherpenberg. Il nous faut peu de temps pour être au Mont Noir (150m) et flâner dans le Parc Marguerite Yourcenar, propriété du Conseil Général du Nord. De la clairière nous admirons la Maison des Ecrivains, le verger, les chênes, les hêtres, les châtaigniers, les divers arbustes. Nous sortons par le fond sud-est qui offre un joli panorama sur le bois du Mont Noir et la Flandre française. Nous contournons le parc pour traverser la route et redescendre sur le flanc belge par des sentiers plus au moins creux et acrobatiques souvent entre des haies ou sous des arbres. A la côte 62 nous songeons au retour à l’auberge, 7 km très variés ont été effectués.

A l’auberge un collègue passionné des appareils de physique anciens et son épouse se joignent à notre compagnie. La salle est très agréable, entourée de baies vitrées, donne une belle vue sur les Monts et la Flandre. Le potjevleesch annoncé est bien apprécié, il justifie les 4 premiers prix obtenus lors de différents concours. Une tarte aux pommes servie avec glace vanille et le café nous rendent tout dispos pour la deuxième boucle à partir du Parc M. Yourcenar.

Cette fois nous descendons le versant français sur la commune de St-Jans-Cappel en longeant l’étang des Trois Fontaines. Après une portion de route nous remontons le Bois du Mont Noir en suivant la Becque (le ruisseau). La pente est rude mais heureusement courte. Nous traversons la route de Bailleul après le Cimetière Britannique. Nous avons cette fois une vue sur Bailleul, Neuve-Eglise, la plaine de la Lys du côté d’Armentières. Le Mont Rouge et la route des marchands atteints, nous descendons de nouveau sur la partie flamande nommée le Vidaigneberg, avec une réserve naturelle et une vigne bien dissimulée sur notre gauche. Nous sommes alors au point le plus bas (55m), à Westouter. C’est maintenant la remontée au Mont Noir par ces chemins et sentiers toujours aussi divers.

Ce fut encore une bien belle journée de bonne humeur et de plein air.

 Randonnée du 4 mai 2007 :

Autour de Genech (11km) : Jean-Charles Fiorot

De la place de la mairie nous prenons une longue rue menant à l’Institut Agricole créé à la fin du XIXe siècle par le maire de Bouvines Félix Dehau. Etablissement sous contrat, c’est le plus grand centre de formation aux métiers de l’agriculture et de l’horticulture en France avec 1600 élèves et étudiants, 400 apprentis. Après les serres, bien avant l’autoroute Lille-Valenciennes cachée par des arbustes, nous tournons à gauche au lieu-dit le Noir Riez. Ce chemin pavé déjà en pleine campagne nous mène à une stèle dédiée à la mémoire d’aviateurs américains. Nous sommes à l’extrémité sud du bois de Genech que nous traversons en partie et contournons par la gauche pour rencontrer la ligne de chemin de fer Orchies-Ascq construite en 1872, puis la route Genech-Nomain.
Bien au-delà nous poursuivons jusqu’au petit bois de Carnoy. Nous devinons pendant quelques centaines de mètres grâce à son rideau rectiligne d’arbustes la défunte voie Orchies-Bachy-Rumes (B.), branche de la ligne précédente. Arrivés à la très fréquentée route Genech-Mouchin, en file nous hâtons le pas et autorisés nous traversons la propriété de la ferme de la Fèverie pour retrouver un chemin plus paisible. Nous sommes déjà à la périphérie nord de Genech et à l’arrêt SNCF de Cobrieux. Quittant de nouveau les champs, nous rentrons en longeant le stade.

 Randonnée du 6 avril 2007 :

 Circuit d'Aigremont (11 km).

Le 4 novembre 2005 nous avions effectué le circuit du Fourneau à partir d’Ennevelin pour nous diriger vers le Nord-Est en restant de part et d’autre de la vallée de la Marque. Cette fois partant toujours d’Ennevelin, nous randonnons à l’opposé vers le Sud-Ouest.
La sortie du village se fait par la route qui mène à la Zone de Loisirs. Nous sommes déjà parmi les prairies humides et les peupleraies. Nous traversons La Marque deux fois et prenons le long chemin mi-pavé, mi-herbeux vers la ferme d’Aigremont, coquet ensemble bien restauré entouré de douves.

Dans la campagne au Nord de Pont-à-Marcq, nous contournons le bois de la Cense des Raines, puis visitons les hameaux de la Broye et le Maresquel à quelques centaines de mètres de la ligne TGV Nord-Europe. Nous voici maintenant sur d’agréables chemins longeant le Marais du Leu et celui dit de Péronne dans la très longue périphérie de Fretin. Plein Sud cette fois nous retrouvons la Zone de Loisirs d’Ennevelin et son église.

J.Ch.FIOROT

 Randonnée du 2 mars 2007 :

 Vers Hardiplanque (9 km).

De l’église de Blandain (B) nous allons vers le Nord jusqu’à la route de Tournai à Templeuve (B) où nous faisons pratiquement demi-tour pour traverser le Vert Bois sur des sentiers un peu humides. Par une route étroite, nous approchons de la magnifique ferme manoir de Bettignies, bâtisse du début du XVIe siècle, entourée de douves. Nous quittons ces parties basses et humides où courent de nombreux petits canaux ou rivières (appelés rieux : rieu de Templeuve, du Cornet, du Cazeau,…) qui se jettent dans l’Escaut non loin de là. Nous arrivons maintenant à la périphérie Sud de Templeuve parmi les champs dénudés à cette époque, puis nous bifurquons vers le Sud-Ouest en longeant la frontière à Willems.

Il reste un bon kilomètre pour atteindre la ferme-manoir de Hardiplanque, un pur joyau datant de 1546-1556, dont l’architecture est influencée par la Renaissance. Il subsiste plusieurs bâtiments dont le corps principal bordé d’un large fossé. Le logis compte trois niveaux sur un soubassement en pierre bleue. Les façades sont en briques noirâtres avec des éléments en pierre de Tournai au rez-de-chaussée, en pierre blanche aux étages. Le premier étage de la façade extérieure est percé de neuf baies dont sept à croisée et deux à traverse, le deuxième étage de six grandes fenêtres dont une seule à traverse. La remise à l’entrée sur la gauche et une partie de la longue aile d’étables datent de 1546.
Nous quittons ce bel ensemble pour traverser le hameau des Grands Empires avec la ferme du Marais. Nous pénétrons maintenant dans Blandain, délaissant rapidement la rue principale pour un chemin herbeux qui longe sur la fin la ligne de chemin de fer Lille-Tournai-Liège. Nous voici à l’église.

J.Ch.FIOROT

 Randonnée du 2 février 2007 :

De Gruson à Luchin (10 km).

Du parking derrière l’église de Gruson et longeant le cimetière nous descendons dans la partie basse du village, puis tournons à gauche au club hippique. A la Croix et son Christ sculptés dans un même bloc de grès (datés de 1356) nous remontons le chemin pavé, entouré de houx, de la ferme de Landas puis le sentier des Ronciers qui débouche sur la route de Bouvines. Là nous tournons à gauche puis immédiatement à droite pour prendre sur trois cents mètres le chemin pavé qui menait à Cysoing avant la construction de la ligne TGV Nord-Europe.

Nous nous dirigeons à gauche vers la Chapelle aux Arbres. Sur cette légère hauteur nous foulons une partie du champ de la bataille de Bouvines (27 juillet 1214) et apercevons de nombreux clochers alentour. De là nous allons à Camphin en Pévèle que nous traversons côté Sud-Est.
Nous longeons maintenant le domaine de Luchin en pleine transformation pour nous retrouver au Carrefour de l’Arbre. Il reste un bon kilomètre de pavés pour rallier Gruson.

J.Ch.FIOROT

 Vendredi 10 novembre 2006 :

Wervicq Sud (10 km).

Wervicq12
Wervicq11

Le rendez-vous était fixé sur le parking situé près de l’église de Wervicq-Sud. Cette commune et sa voisine Comines, traversées par la Lys ( Leie en flamand), furent partagées en deux lors du traité d’Utrecht de 1713. C’est depuis cette époque que la Lys sert de frontière entre la France et la Belgique. Cette rivière canalisée et mise au gabarit européen a été rectifiée et se trouve maintenant tantôt en France, tantôt en Belgique. La frontière ne suit donc plus exactement la Lys. Nous partons en direction du parc de loisirs Dalle Dumont que nous contournons par la droite et passons devant un cimetière allemand de la guerre 14-18 situé auparavant dans la propriété voisine. Nous montons sur le flanc de la montagne de Wervicq (58 mètres) pour rejoindre la route de Linselles à Wervicq et prendre le chemin des Gueux qui nous conduit au lieu-dit la Montagne où nous découvrons le panorama sur le Ferrain et la vallée de la Lys. Nous quittons le circuit balisé et nous nous dirigeons vers la Lys que nous longeons d’abord sur la rive française puis sur la rive belge vers le Moulin de Wervicq Briekemolen. En face, un parc situé entre l’ancien et le nouveau lit de la Lys a été aménagé et rendu accessible par une passerelle. Nous n’y entrons pas car aucun chemin ne nous ramène à notre point de départ. Nous faisons demi-tour et regagnons nos voitures avant de se quitter jusqu’ à la prochaine randonnée prévue au mois de février 2007.

M. LEFEBVRE

 Vendredi 6 octobre 2006 :

Circuit du ruisseau Rufaluche (12 km)


Pour cette fois, Jean-Charles n’est pas là. Peut-être avait-il prévu la pluie qui tombe drue et fine lors du rendez vous à l’église de Mouchin. Peu d’amateurs par ce temps. Certains se sont désistés, d’autres, ils se reconnaîtront, sont venus nous encourager mais ne se lanceront pas dans l’aventure. Nous partons et tout à coup, nous reconnaissons le pont sur l’Elnon (où il est signalé que par là sont passés les américains lors de leur entrée en Belgique à la fin de la dernière guerre mondiale) ; ce pont aurait dû être notre point d’arrivée. La pluie nous a gênés dans notre repérage ! Qu’à cela ne tienne, nous ferons le trajet à l’envers. La pluie cessera bientôt et nous apprécierons quand même le bon bol d’air...frais.

M.MORE

{Randonnée du 2 juin 2006 :

Autour de la Libaude, à Marquillies ( 13 km).

La randonnée se fait cette fois au sud-ouest de Lille dans les Weppes à mi-chemin entre Lille et Béthune. Tournant le dos à l’église, dans la rue principale, nous virons rapidement à droite vers l’école et le stade. Nous sommes déjà dans la campagne. Nous longeons parfois des cultures maraîchères et arrivons au lieu-dit le Moisnil avec l’une des plus vieilles fermes du coin, la ferme des Mottes (XVIIIe siècle) au bord du minuscule ruisseau de la Libaude. Tout près, un champ nous intrigue, mais rapidement nous identifions une plantation de tabac en début de pousse.

Après avoir traversé la grand’ route de Marquillies à La Bassée, puis plus loin la ligne de chemin de fer de Béthune à Lille, nous rejoignons vers le sud, du côté de Hantay, le "gallodrome" encore en activité. De là nous cheminons un peu à vue, en nous éloignant légèrement du tracé prévu (la carte avait été oubliée !) pour retraverser plus à l’est la ligne de chemin de fer, tout proche de Sainghin-en-Weppes, et rallier le hameau de Hocron.
Du calvaire de Hocron nous rejoignons, cette fois par la route, un peu encombrée à cette heure, la place de l’église. Une belle journée ensoleillée dans un cadre champêtre harmonieux, partagée par un groupe toujours de bonne humeur !

J.Ch.FIOROT

 Randonnées du 12 mai 2006 :

"Entre Camphin-en-Pévèle et Tournai"(12 km)

De l’église de Camphin-en-Pévèle nous nous dirigeons d’abord vers le Sud pour rejoindre divers tronçons pavés en bordure de la plaine de Cysoing. Arrivés à l’ancienne voie romaine Merville-Tournai, nous la prenons à gauche pour aller couper la route de Camphin à Wannehain au lieu-dit la Brouette. Puis tout droit nous passons la frontière belge et la ferme de la Blanche-Maison, la bien nommée. En cette période de grande activité agricole, parmi les travaux des champs nous distinguons, selon la forme plus ou moins trapézoïdale du buttage des sillons, les plantations de pommes de terre de l’ensemencement des carottes. Dans les luzernes et les champs de maïs à peine levé, alertés par nos conversations ou nos rires, nous voyons par moment bondir des lièvres.

Nous avons en point de mire le pylône relais de la télévision wallonne. Nous laissons à notre gauche la ferme de Quatre-Chins et à notre droite celle du Baron pour monter régulièrement jusqu’à l’émetteur TV. Nous sommes à notre point culminant, à 80 mètres, où nous prenons le temps de jeter un regard à 360°. Nous avons à l’Est, très près, les cinq célèbres tours romanes de la cathédrale de Tournai, au Nord-Est le Mont St Aubert et vers l’Ouest nous distinguons clairement les immeubles de Mons en Baroeul, la tour hertzienne de Villeneuve d’Ascq, Euralille,…Au Sud ce sont les villages frontaliers, les prairies, les cultures.

Il est vrai qu’en cette joyeuse journée le soleil brille, le ciel est clair, et la visibilité est maximale. Nous sommes vus de très loin : c’est grâce à cela qu’un cher collègue qui avait manqué le départ nous avait rejoints à un rythme époustouflant, après nous avoir repérés à la jumelle.

Nous revenons maintenant en descendant vers Haudion, puis Lamain. Au calvaire nous nous désaltérons et après une petite boucle nous arrivons au lieu-dit, un peu provocateur, la Jambe de Bois où nous repassons la frontière et nous sommes déjà à Camphin.

J.-Ch. FIOROT

 Randonnée du 7 avril 2006 :

 Promenade de l'abbaye de Marchiennes ( 10 km).

Le départ se fait à la mairie de Marchiennes. Celle-ci occupe l’imposante
entrée principale de l’ancien domaine de l’Abbaye. Cette Abbaye avait été détruite
lors de la bataille de Denain (1712) qui amena la fin de la guerre de succession
d’Espagne. S’y opposaient les "Alliés" : les Impériaux, les Hollandais, les Anglais,
commandés par le Prince Eugène de Savoie, et Louis XIV. Le maréchal Villars y
vainquit les Alliés en faisant manoeuvrer ses troupes en une nuit de Landrecies à
Denain. Il commandait 100 000 hommes. Marchiennes était le point de départ des
convois de ravitaillement des Alliés. Dès 1732 les abbés entreprennent la reconstruction de l’Abbaye et l’entrée monumentale fut achevée en 1748. Elle reste le principal vestige de la célèbre Abbaye.
Nous nous dirigeons vers le Nord par la rue de l’Abbaye, passons devant une ancienne brasserie et boulangerie datant de 1714. Nous quittons le bourg (4 600 hab.) en passant sous la tour carrée du très haut colombier (1754), autre porte
d’entrée de l’Abbaye, et sur le pont du courant du Decours. Parmi les champs nous
croisons l’ancienne ligne de chemin de fer Somain-Menin, puis toujours en direction
du Nord nous pénétrons dans la forêt de Marchiennes, vestige de l’antique forêt
charbonnière qui couvrait toute la Pévèle jusqu’à Bouvines. Il en reste encore 800
hectares. Bien que l’eau ne soit jamais bien loin, nous nous y trouvons bien, à l’abri,
marchant sur un sol moelleux. Maintenant nous faisons presque un demi-tour vers le
lieu-dit l’Elpret et la périphérie Est de Marchiennes pour longer le Decours jusqu’à la ferme du Lansau qui dépendait de l’Abbaye ainsi que les fermes suivantes de l’Aumône, aujourd’hui inhabitée, et de la Motte.

Plein Sud nous rejoignons la Scarpe canalisée au pont d’Hamage. Sur notre gauche nous apercevons à 300 mètres un vestige du monde industriel : la grande bâtisse de l’ancienne faïencerie d’Hamage qui occupa jusqu’à 800 personnes. La Scarpe traversée, nous tournons tout de suite à droite pour longer ce canal et les tourbières jusqu’au pont de Marchiennes qui mène à Somain. Sur le retour, traversant de nouveau la Scarpe, nous passons près de l’église Sainte-Rictrude (1815) avec, en façade, sa devise républicaine. Cette église est dédiée à cette princesse d’Aquitaine, épouse d’Adalbaud comte de Douai, grande propagatrice du christianisme au Nord de la Gaule à l’époque mérovingienne. Adalbaud fonda à Marchiennes le monastère d’hommes vers 630, Rictrude celui des femmes vers 642. Dans ce pays de forêts, d’étangs, de tourbières, de fossés, et surtout de riches terres noires nous avons évolué en terrain très plat : entre 17 et 18 m d’altitude.

Marchiennes

Bien sûr, il ne subsiste plus rien des bâtiments originaux de l’Abbaye, en particulier de ses deux monastères du VIIe siècle ni du clocher à sept niveaux de l’abbatiale, mais le promeneur peut espérer que, dans l’avenir, la commune sache mettre en valeur le patrimoine existant qui compte aussi de belles maisons des XVIIIe et XIXe siècles.

J.-Ch. FIOROT

 Randonnée du 3 mars 2006 :

Les deux Leers (11 km).

Comme d’habitude pour les randonnées, le rendez-vous est fixé au départ du circuit. C’est par une température un peu fraîche que nous démarrons sur le circuit des deux Leers à cheval sur la France et la Belgique. Très rapidement nous nous trouvons en Belgique et dans la campagne. Nous passons devant la ferme Breucque, ancienne cense à cour fermée construite en rouges barres et située à côté des douves d¹un ancien château.

Plus loin nous passons devant les vestiges imposants du château de la
Royère. Nous arrivons à Leers Belgique et passons devant l’église Saint Vaast,
catéchiste de Clovis et guérisseur des gens qui avaient des problèmes de pieds !
Nous nous dirigeons ensuite vers le canal de l’Espierre qui fait le lien avec le canal
de Roubaix et la Marque canalisée, entre l’Escaut et la Deûle. Nous le longeons pour
regagner la France en passant devant l’ancien poste des douanes. Sur l’autre rive, se
situe l’immense station d’épuration dont les eaux traitées serviront à alimenter le
canal lorsque celui-ci aura été rendu à la navigation de plaisance. Nous traversons
ensuite les vieux quartiers de Leers, passons devant la ferme d’Avril et rejoignons
notre point de départ. Nous nous quittons en attendant la prochaine randonnée, début avril.

M. LEFEBVRE

 Randonnée du 3 février 2006 :

 Autour de Sainghin en Mélantois (12 km)

Nous partons de l’église Saint Nicolas de Sainghin en Mélantois. Ce bel édifice fait de pierres blanches de Lezennes et d’une toiture en ardoise remonte à 1517. Derrière l’église nous utilisons la ruelle qui mène à l’école, puis le sentier qui longe le complexe sportif et le bois de la Noyelle pour arriver à la Marque et au pont de Bouvines. Nous tournons à droite sur la D 955 puis rapidement à gauche vers le Bas-Sainghin parallèlement à la Marque qui musarde à 250 mètres sur notre gauche. Nous allons ainsi, passée la ligne du TGV Paris-Bruxelles, nous rendre au Marais de Péronne en Mélantois, vingt hectares nouvellement aménagés avec une hutte d’observation, des sentiers en gravier et une butte d’où nous apercevons, malgré une légère brume, les villages alentour et l’autoroute Lille- Valenciennes presque à nos pieds. Traversant la Marque nous sommes maintenant sur la commune de Louvil, pour faire pratiquement demi-tour et arriver de nouveau à Bouvines. Là, nous faisons une longue halte dans l’église pour admirer et commenter les très colorés et lumineux 21 vitraux de 8 m x 3m 20, réalisés entre 1887 et 1906, oeuvres du peintre dessinateur Pierre Fritel et des Champigneulle de Bar-le-Duc, verriers réputés en Europe. Ils magnifient la victoire de Philippe Auguste et de ses quelques fidèles sur une coalition anglo-germano-flamande lors de la bataille de Bouvines le dimanche 27 juillet 1214, victoire qui fut décisive pour le Royaume de France alors réduit à l’Ile de France, à l’Orléanais et au Berry.

Pour rester dans cette ambiance, nous traversons la rue principale et prenons le sentier de la Fontaine Saint Pierre. C’est à cet endroit que Philippe Auguste, parti de Tournai à 5 heures ce matin là, se repose avant d’être pressé par Guérin, son conseiller, bientôt évêque de Senlis, qui l’avertit de l’arrivée imminente des coalisés venant dans son dos, lesquels voulaient en découdre bien qu’il soit dimanche, jour consacré exclusivement au Seigneur, un jour où il fallait même s’éloigner des dames.

Maintenant nous sommes sur le sentier de la ferme de la Courte ( XVIIIe ) où se situaient les premières constructions du village vers le VIe siècle. Nous laissons la rue d’Infière à notre gauche pour retraverser Bouvines au Nord jusqu’à la route menant à Gruson. Là nous empruntons le chemin pavé montant qui croise la voie de chemin de fer Orchies-Villeneuve d’Ascq, seul tronçon subsistant du défunt trajet Somain-Menin (B.) C’est sur ce léger plateau que s’est déroulée la bataille de Bouvines : les protagonistes voulaient éviter la vallée de la Marque et ses marais de peur de s’y embourber.

Pour rentrer dans Gruson nous coupons court à travers champs et nous nous engageons entre des haies dans l’accueillant sentier des Ronciers lequel débouche sur la belle ferme de Landas, à son chemin pavé descendant dit du Château et à la croix et son Christ sculptés dans un même bloc de grès datant de 1356.
Nous songeons au retour sur Sainghin. Il se fait directement par la gare de Gruson, la route d’Infière, de nouveau une passerelle sur la Marque, le bois de la Noyelle et enfin le sentier de l’église de Sainghin. Cette dernière est magnifiquement éclairée : il est 18 heures et la nuit est engagée. Nous étions partis à 14 heures.

J.-Ch. FIOROT

 Randonnée du 4 novembre 2005 :

circuit du Fourneau (10 km)

Pour la dernière randonnée de l’année nous restons proches de Lille. Le départ se fait à l’église d’Ennevelin. Nous empruntons rapidement un chemin entre terre cultivée et marais pour nous diriger vers Fretin dont on aperçoit souvent le clocher de l’église derrière de grands arbres.
Fretin est traversé discrètement en n’utilisant que des sentiers parallèles à la rue principale. Ces pittoresques sentiers « « reliant » » les arrières de jardins sont maintenant de plus en plus entourés par d’harmonieuses maisons de briques rouges en construction et de jardinets.

Après être passés entre deux belles fermes rénovées nous empruntons sur 500 mètres la route de Péronne-en-Mélantois à Templeuve que nous quittons rapidement pour pénétrer dans le marais, remontant le cours de la rivière la Marque. Au lieu dit le Fourneau nous croisons pour la deuxième fois la ligne de chemin de fer Lille-Valenciennes (à l’arrêt d’Ennevelin). Puis nous retrouvons le magnifique verger de pommiers et cerisiers que nous avions déjà découvert en juin lors de la randonnée du Moulin de Vertain.

Nous traversons la route de Fretin à Templeuve puis au-delà, après un petit pont, nous longeons la Marque à travers les prairies sous des grands peupliers qui, en cette saison, perdent leurs feuilles. Nous repassons une quatrième et dernière fois la rivière avant notre retour au village d’Ennevelin. Quelques minutes plus tard la nuit tombait.

J.Ch.FIOROT


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