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Les randonnées de Jean Charles (2009-2010)

vendredi 17 décembre 2010

 Randonnée du 5 novembre 2010 :

 de Nieppe à la Lys (8 km)

Du parking situé entre église et mairie, nous traversons la D933, longeons le parc malheureusement fermé. Nous suivons grosso-modo l’itinéraire proposé par le conseil général. À la sortie de Nieppe un sentier nous conduit à une route qui longe la frontière au lieu dit Oosthove, Heuvelland. Pour éviter de marcher sur une portion de route étroite et dangereuse, très fréquentée entre Le Bizet et le Pont-de-Nieppe, nous poursuivons en Belgique sur un chemin de terre vers Ploegsteert.

Nous sommes d’abord sur 625 m en région Flandre occidentale (province de la Région flamande), puis dans la commune de Comines-Warneton. Cette enclave de langue française, avec minorité de langue néerlandaise protégée, fait partie de
l’arrondissement de Mouscron. Elle est donc rattachée à la région du Hainaut (province de la Région wallonne) depuis 1963 lors de la fixation définitive de la frontière linguistique en Belgique. La commune de Comines-Warneton est
composée de cinq sections (ou villages) : Bas-Warneton, Comines, Houthem, Ploegsteert (Le Bizet en fait partie), Warneton. Elle était auparavant dans l’arrondissement de Ypres. Les 625 m évoqués se trouvent sur Nieuwkerke une des
huit sections (ou villages1) de la commune de Heuvelland laquelle appartient à l’arrondissement de Ypres.

1 Les sept autres villages sont Kemmel, Dranouter, Loker, Westouter, Wulvergem, Wijtschate, De Klijte, Nieuwkerke.

Le chemin de terre débouche sur une route que nous prenons à droite, nous passons le ruisseau de la Warnave et nous nous rendons au Bizet, toujours aussi animé, riche de ses brasseries-cafés, ses chocolateries. Par un sentier, à travers des
prairies humides nous rejoignons les bords sauvages de la Lys primitive séparée du canal par la base des Prés du Hem. Nous sommes de retour en France au Pont-de-Nieppe, accueillis par la bonne odeur d’une biscuiterie. Sur une petite route
passant de nouveau au dessus de la Warnave, nous longeons des étangs, puis des terrains de sport. Nous traversons le long cimetière de Nieppe, encore fleuri en ces temps de Toussaint.

 Randonnée du 1er octobre 2010 :

de Seclin à Don (11 km)

Malgré le manque de soleil nous sommes une vingtaine au départ. Nous passons entre le centre hospitalier et l’hôpital Notre-Dame créé par Marguerite de Flandres en
1246, pour prendre 1 km plus loin le touristique canal de Seclin couvert de lentilles d’eau en cette extrémité. Ce dernier a été praticable à la navigation de 1862 à 1970.
L’allée de platanes aux troncs énormes fait partie du patrimoine, elle est contemporaine de la création du canal.

Nous repérons le très joli clocher de l’église Saint-Martin de Houplin-Ancoisne, la ferme de la Pouillerie. Après 4 km parcourus à un rythme soutenu, nous sommes à la jonction avec la Deûle que nous remontons d’abord sur cette rive droite puis sur la rive gauche du côté de Wavrin. Nous délaissons le chemin de halage pour prendre
le sentier engazonné et taillé court, entre le canal et la Tortue, un cours d’eau creusé par la main de l’homme pour évacuer les eaux des marécages situés dans la région des Weppes-Haute-Deûle. Longue de 25 km, la Tortue ne possède pas de source, elle est alimentée par l’eau des marécages et le Flot de Wingles en amont du
canal d’Aire. Après diverses péripéties nous trouvons l’autre extrémité dans le Bois de la Deûle, puis légèrement au-delà, près de l’ancienne Porte d’Eau de la Basse-
Deûle à Lille (Les canaux de Lille, Deuxième partie, Jean Caniot, 2007). Souvent la Tortue se confond avec une succession d’étangs. Au débouché du sentier nous reprenons momentanément le chemin de halage.

Pour nous rendre au parc de Wavrin, 120 hectares aménagés, nous longeons l’usine de traitement des eaux des Ansereuilles, qui alimente 300 000 habitants de la Métropole à partir de 28 forages. Nous sommes sur un cheminement en bois au-dessus de l’eau appelé la Grande Passerelle qui donne au lieu des allures de jardins japonais. Nous nous attardons peu dans ce beau et grand domaine consacré à la détente. Nous remarquons le changement des coloris qui annonce l’automne et aussi la présence de plusieurs néfliers abondamment fournis en fruits parmi les milliers d’arbres. L’auteur de ces lignes est toujours étonné de trouver dans notre région aussi peu d’arbres fruitiers dans ces hectares de plantations ouverts au public. Peur du manque de respect du concitoyen ou vision culturelle différente de celle d’ autres régions ou pays au sud ! Revenus en bord de Deûle, nous longeons la zone d’activités de 60 hectares installée sur la friche de la centrale électrique fermée en 1986. Mais rapidement nous quittons le grand canal pour celui plus modeste de
la Deûle primitive qui mène à la petite écluse délaissée de Don. Notre marche rapide nous a permis d’éviter quelques gouttes de pluie et de faire connaissance avec
l’active gare de Don-Sainghin. Après un changement à Annoeullin, l’autobus nous ramène à Seclin-Apolda

 Trois jours de « Rando » :

sur le site des deux Caps : 17, 18, 19 septembre 2010

Pour apprécier un bord de mer aussi divers que celui-là, mieux vaut avoir du beau temps. Exceptionnellement celui-ci aura duré pendant les trois jours passés entre Ambleteuse, le cap Gris-Nez et le cap Blanc-Nez, avec pour horizon permanent les falaises crayeuses de l’Angleterre.

Le vendredi, les 25 collègues se sont donné rendez - vous au café-brasserie Chez Nicole à Wissant pour une moules-frites. Les moules du pays venaient de Wimereux, station de mytiliculture qui fait vivre depuis toujours plusieurs cueilleurs.

Dès 14 heures le groupe descend, à partir du musée-moulin, le sentier longeant le ruisseau d’Herlem pour rejoindre la plage, immense à cette heure de marée basse et se dirige vers le Blanc-Nez, objectif de cet aprèsmidi. Entre mer, sable et cordon dunaire nous parvenons au niveau du hameau de Strouanne. Là nous choisissons de monter sur la falaise de craie débutante qui succède à la dune d’Amont. Sur ce chemin montant qui nous fait découvrir le beau cheptel de la ferme St-Po et les formes harmonieuses des vallonnements en herbe, nous surplombons la plage jusqu’à 54 m au Petit Blanc-Nez. C’est la descente au Cran d’ Escalles, puis la brusque remontée par l’arrière, du Blanc-Nez qui culmine à 132 m, la falaise proprement dite faisant 100 m. Tournant notre regard sur 360° dans le sens des aiguilles d’une montre, nous découvrons : les falaises de Douvres, le trafic maritime, Sangatte, Calais, Gravelines et sa centrale, Dunkerque, le bleu laiteux du lac au-dessus des 5 millions de m3 de dépôts de craie marneuse provenant du creusement du tunnel sous la Manche qui, à cet endroit, est plutôt sous la Mer du Nord, les trous de bombes de la dernière guerre, le Mont d’Hubert, Escalles, la belle vallée vers Ramesaut, les collines du Boulonnais, les hauteurs de Boulogne-sur-Mer, la longue plage de Wissant-Tardinghen, le Gris-Nez,... Nous ne résistons pas à l’envie de monter à 151 m au tout proche Mont d’Hubert et de continuer notre observation. Dans l’attente de l’autobus pour notre retour à Wissant, à la vue en contre-bas de la stèle dédiée à Latham, le rival malheureux de Blériot, nous avons une pensée pour les pionniers de l’aviation en cette année 1909.

Les 8 km n’avaient pas rassasié les participants, si bien que le lendemain matin nous en ferons 13. Nous prenons l’autobus à notre lieu d’hébergement à Ambleteuse pour nous rendre à Audinghen. À l’église nous partons tout droit, avec les falaises anglaises en point de mire, à la plage de la Sirène au bas du Gris-Nez. Là, la mer est haute, l’eau bleue intense impressionne. Nous montons les 55 m du Gris-Nez, longeons les ruines de la forteresse construite par Henri VIII au début du 16e siècle et profitons des belvédères. Nous sommes à 35 km de l’Angleterre. C’est un régal pour les visiteurs. Puis, sur ces falaises de grès et d’argile nous nous dirigeons plein sud. Après le Cran Barbier, la pointe du Riden, le Cran aux OEufs, le Cran Poulet, nous traversons Audresselles et arrivons pour le déjeuner au Village-Vacances.
La promenade de l’après-midi, toujours aussi radieuse, nous mène du Gris-Nez aux étangs de Tardinghen à l’arrière de la dune du Châtelet et à la plage de Wissant.
Le retour se fait par la plage, à marée basse. Un trois mâts sorti du port de Boulogne agrémente en plus le paysage. Le thème du dimanche matin est l’estuaire de la Slack. Pour cela nous nous rendons au fort d’Ambleteuse pour suivre la visite commentée par le docteur Jacques Méreau : "Deux mille ans d’histoire : de Jules César à Napoléon". Il ne s’ agit pas ici de résumer son exposé* dense, passionnant, et surprenant de plus de 2h30 le long des rues, sentiers d’Ambleteuse et bords de Slack. L’après-midi le groupe s’est séparé.
Certains voulaient revoir Wimereux. D’autres plus nombreux se sont d’abord arrêtés dans la montée de Bazinghen pour voir les marais de la Slack, deviner ce que pouvait être l’ arrière grand port d’Ambleteuse, admirer la ceinture du Boulonnais. Puis ils se sont rendus au mont de Couple (164 m), à l’arrière de Wissant, pour un tour d’horizon sur la Côte d’Opale.

Mentionnons brièvement quelques événements marquants :
La construction en 1544 par le roi d’ Angleterre Henri VIII (lequel occupait Calais et Boulogne-sur-Mer) de la citadelle en forme pentagonale avec 5 bastions (équivalente à la moitié de l’actuelle Citadelle de Lille), d’un fort ou redoute et d’un fortin de 90 m de côté à 4 bastions. Cet ensemble situé sur l’actuelle falaise morte, au nord et nord-est de la large embouchure de la Slack, dominait un vaste port situé à l’emplacement des tennis actuels et en amont. Ces ouvrages furent conquis les 24, 25, 26 août 1549 par le roi de France Henri II (fils de François Ier ) et, sur ordre du même roi, détruits en1555.

Le fort d’Ambleteuse construit par Vauban de 1682 à 1690 (plusieurs fois sauvé ou restauré en particulier par l’ association que préside le docteur Méreau) et l’ingénerie (1681 ; logement des ingénieurs de Vauban) sont les seuls témoins d’un riche passé. Il faudrait ajouter le détournement, par Napoléon, de la Slack en l’actuel canal rectiligne en amont du pont. Un muret situé sur la rive gauche de l’estuaire est le témoin de la fermeture de l’ancien lit envahi maintenant par les dunes.}

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 Sortie Nature du 2 juillet 2010

Journée sortie nature à la « Colline de Lorette »

Il fait très chaud ce matin sur la colline de Lorette si bien que nous cherchons l’ombre dès le départ. Nous partons de l’estaminet sur un rythme plutôt lent, sous les arbres d’une longue allée légèrement descendante. Au bout la vue est bien dégagée. Sur cette hauteur de 170 m nous prenons le temps de regarder sur 180° ce qui fut le p ays minier maintenant verdoyant. Juste devant nous s’étendent Liévin, Lens, Loos-en-Gohelle d’où émergent les traces de l’exploitation du charbon comme le chevalement Saint-Amé à Liévin ou, à Loos-en-Gohelle, le site 11/19 avec ses deux chevalements (l’un en métal de 1920, l’autre un parallélépipède en béton de 1960) et ses terrils jumeaux de 186 m, parmi les plus hauts d’Europe. Plus à droite nous repérons celui d’Estevelles à la forme trapézoïdale, ceux d’Hénin-Beaumont, du Douaisis, du Valenciennois, et sur notre gauche, éparpillés, bien d’autres encore vers Grenay, Vermelles, Béthune, Noeux- les-Mines, Auchel. Une légère brume nous empêche de voir les monts des Flandres et l’agglomération lilloise.

Continuant sur ce chemin de contournement de la nécropole, vers l’est, nous sommes séparés de la colline de Vimy par la vallée de la Souchez. Nous y distinguons au-dessus du bois la pointe du Mémorial canadien. La vue porte maintenant vers le sud : Arras, Mont-Saint-Éloi et tout près sur Ablin-Saint-Nazaire, Carency, les premières collines de l’Artois.

Nous sommes à l’entrée de la Nécropole, vaste cimetière de 650 m de long et 200 m de large avec la blanche basilique d’allure romano-byzantine (haute de 46 m), la tour lanterne (52 m) et sa crypte émouvante, les 20 000 tombes individuelles et 22 000 restes de soldats inconnus rassemblés dans 8 ossuaires. Ici entre octobre 1914 et octobre 1915, pour prendre cette colline par le sud (c’est-à-dire de Carency et de Ablin-Saint-Nazaire, villages complètement détruits fin mai 1915), 100 000 soldats français sont morts, 80 000 du côté allemand. Ce carnage préfigure celui de Verdun (de février à décembre 1916) avec ses 160 000 morts français. Dans le domaine de l’horreur évoquons un front dont on parle peu dans notre pays, celui du nord-est de l’Italie (le long du fleuve Isonzo eÉntre Italie et Slovénie, dans les Dolomites, puis le long du fleuve Piave) qui a opposé les Italiens aux Austro-Hongrois de juin 1915 à novembre 1918, avec plus de 700 000 morts du côté italien et presque autant du côté austro-hongrois.

Cette lente promenade faite de rappels historiques permet à quelques retardataires de nous rejoindre et d’entamer les 2 heures de marche avant le déjeuner. Comme nous recherchons l’ombre, nous décidons de rester sur la colline et d’utiliser son large sentier vers l’ouest. Nous nous réjouissons de nous trouver sous ces frondaisons, protégés de ce soleil surprenant. Seuls apparaissent, une ou deux fois sur notre gauche, les restes de l’abbaye du Mont-Saint-Éloi. Après 4 km, à l’extrémité de ces bois, l’horizon s’ouvre tout grand sur les champs et les prairies. Notre vue va vers Servins, Gouy-Servins, Maisnil et leurs fermes éparses et plus près de nous, là à 1 km, l’antenne de télécommunication de Bouvignies-Boyeffles bien connue de tous. Située à 190 m d’altitude, haute de 307 m, d’un poids de 500 tonnes, développant 700 kW, elle est en fait une des plus puissantes de France. Nous retournons à l’estaminet par le chemin inverse. Nous sommes 41, une table en U nous attend. Nous apprécions dans la bonne humeur du pèlerin vieillissant le repas et le service.

Le thème de l’après midi ce sont les sources de la Deule. Cette fois nous reprenons une petite partie du GR127 du matin vers l’ouest, pour descendre brusquement au sud sur Ablin-Saint-Nazaire. Là, sur 2 km d’un sentier étroit, ombragé et pittoresque nous côtoyons à partir de sa source le ruisseau Saint-Nazaire qui coule en fond de prairies ou de propriétés. Nous le quittons pour regarder les restes imposants, classés monument historique, de l’ancienne église avec sa tour carrée de 34 m et son portail sud sculpté, construite vers 1500 en style gothique flamboyant. Cet édifice a été bombardé dès octobre 1914 par l’armée française pour que le clocher ne soit plus utilisé comme tour d’observation par l’armée allemande cantonnée dans le village.

Après que certains d’entre nous eurent manifesté la nostalgie de leur foyer et entamé l’abrupte remontée vers leur voiture sur la colline, c’est un groupe plus réduit qui se propose de poursuivre vers le sud. Nous sommes à Carency et cette fois nous longeons le ruisseau du même nom jusqu’au-delà de sa source, non loin de la petite gare rénovée, trace de la ligne de chemin de fer reliant Lens à Frévent sur la Canche, via Aubigny-en-Artois, utilisée de 1895 à 1949.
Quelques gouttes de pluie ont fait leur apparition si bien que nous renonçons à aller plus au sud jusqu’aux cavées, ces chemins ravinés, très creux, entre deux flancs quasi-verticaux. Et nous pensons au retour que nous voulons le plus direct possible en prenant les lignes de plus grande pente. La pluie sans être gênante nous accompagne un court instant, moins impressionnante que le tonnerre et les éclairs tout proches vers Souchez et Vimy, mais aussi de courte durée. D’une colline nous dominons la vallée du Saint-Nazaire devant nous et celle du Carency derrière nous, lesquels, à notre droite, se joignent pour former la rivière la Souchez. Cette dernière traversera le village du même nom, puis Angres, Lièvin, Eleu-Dit-Leauwette, Lens... La Souchez constitue le cours supérieur de la rivière Deûle laquelle sera façonnée en canal au cours d’une longue histoire qui débutera au 13e siècle. Une des dernières péripéties a été le confinement en 1974 des 3 km les plus en amont du canal, entre Eleu-Dit-Leauwette et Lens, dans une très grande conduite en béton enterrée afin de construire la rocade sud vers Avion, mise en service en 1976.
Ce fut encore une bien belle et riche journée, terminée par un pot sur la terrasse de l’estaminet où d’autres projets sont évoqués.

(Nous devons à Julien Noyen, garde d’honneur de Notre-Dame de Lorette, l’idée du lieu de cette journée)

Nécropole et Basilique de Lorette

Rando du matin : 9,1 km (tracé jaune)

Rando de l’après midi : 11,6 km (tracé bleu superposé en partie avec le précédent)



 Randonnée du 4 juin 2010 :

 Allennes-les-Marais (11 km)

La place du village est occupée par le chantier de reconstruction de la toiture et de la flèche de l’église, ravagées par un incendie le 31 juillet 2009. Si bien que c’est du complexe sportif que nous commençons notre petit périple.
Allennes-les-Marais faisait partie, sous l’Ancien Régime, d’un des cinq quartiers de la châtellenie de Lille, celui de Carembault (chef-lieu Phalempin). Nous sortons du village par le court hameau du Bourg bien fleuri à cette époque, traversons la D41c à l’ombre du bois de Léance et atteignons la Deûle, plus précisément la partie dite de la Haute-Deûle, section qui va de Bauvin à Marquette, mise à grand gabarit (3 000 tonnes). Nous apprécions la fraîcheur qui émane de l’eau, car aujourd’hui il fait très chaud. Nous remontons ce canal, sous les arbres, sur près d’un kilomètre.
Nous assistons de temps en temps au spectacle du passage et de la manoeuvre de quelques péniches de différentes tailles : des plus petites dites au gabarit Freycinet, évolution de la péniche flamande : 38,50 m de long sur 5,05 m de large transportant 350 tonnes, aux plus courantes allant jusqu’à 95 m de long, 11,40 m de large, transportant au moins 1 600 tonnes. Nous qui avons quitté il y a peu l’autoroute A1 surchargée de ces camions de 35-40 tonnes de 18,75 m de long, à 4 ou 5 essieux, nous déplorons ce déséquilibre de circulation. Nous savons tous que le transport de 1 600 tonnes nécessite 40 camions soit un convoi de presque 3 km. Nous quittons momentanément le bord du canal pour observer, au-delà d’une butte, des vaches rustiques qui semblent d’un autre temps, de race Highland, aux longs poils roux-orangé et longues cornes pointées vers le haut.
Bien que résistantes à tout climat, elles se sont regroupées autour des arbres, incommodées par cette chaleur inhabituelle aujourd’hui. Elles participent à la propreté et la protection de ces prairies humides, domaine fragile des champs captants (sur la commune se trouvent 3 forages). Leur appétit est très ouvert, elles ne dédaignent pas les joncs, les iris, les laîches, les jeunes pousses des saules et favorisent ainsi la biodiversité.
Nous reprenons de nouveau le canal pour atteindre la grande écluse de Don qui avec ses 150 m de long, 12 m de large, permet le passage d’un convoi de 3 600 tonnes. Le remplissage de ses 6 000 m3 est accompli en 10 minutes et assure une élévation de 3 m. Cette écluse mise en service en 1959 permet le passage de 6 péniches au gabarit Freycinet. Elle se substitue à l’ancienne datant de 1869, située non loin, sur un bras mort de la Deûle. Poursuivant au-delà nous musardons dans le parc de la Louvière. C’est une paisible zone de 15 hectares de pelouses, d’arbres et bosquets et surtout d’étangs pour pêcheurs à la carpe et refuge d’oiseaux.
Pour notre retour nous repassons sous le pont reliant Annoeullin à Don, quittons définitivement le canal et longeons en bordure d’un bois des aubépines de couleur rose en fin de floraison, puis des haies de frênes et de chênes, traces d’un ancien parc.

 7 mai 2010 :

de Seclin à Provin ( en passant par Annoeulin)

Randonnée du 7 mai 2010 : de Seclin à Provin (12 km) Du Centre hospitalier de Seclin nous sommes tout de suite dans la campagne et notre cap sera toujours le sud-ouest. Nous atteignons Chemy sans y pénétrer vraiment par

pélerins de l’ASA en vue...

l’Aubette et l’extrémité sud. Puis une belle ligne droite nous amène à Carnin que nous contournons par le chemin des Postes et celui de Dais. Nous sommes au sud d’Annoeulin et surpris d’être sur une route nouvelle, goudronnée, là au milieu des champs. Au bout de celle-ci un gros chantier s’achève. La présence de 4 miradors nous fait comprendre qu’il s’agit de la future prison d’Annoeulin. Nous la contournons de loin. Comme nous sommes en avance sur nos prévisions, nous nous éloignons provisoirement de

.....d’une auberge

Provin vers Carvin jusqu’au hameau de Magenta où nous avons un regard au sud sur le proche terril d’Estevelles de 101 m de haut. Il reste à nous diriger vers l’ouest au sud de Provin où à l’entrée nous longeons une très haute haie de lilas en fleurs. Un quart d’heure après, à l’église, nous montons dans l’autobus qui nous dépose à nos voitures.
Bien que cette randonnée ne présente aucune curiosité, son intérêt réside dans l’impression de profondeur sur 360° sans obst acle. Ce large espace découvert est une transition entre la région lilloise et l’ancien pays minier avec en toile de fond les collines de l’Artois.

 Randonnée du 2 avril 2010 :

de Sainghin-en-Mélantois à Genech (11 km)

Aller de l’église de Sainghin-en-Mélantois au lycée Charlotte Perriand à Genech, c’est un peu revisiter par bribes différentes randonnées faites dans le Mélantois. L’idée est d’utiliser le plus possible les sentiers et le minimum de macadam pour toujours rester dans la nature. Il nous faut peu de temps pour longer le bois de la Noyelle, atteindre les marais de Péronne-en-Mélantois, traverser la Marque. Si bien que le sud de Louvil est en vue. Le fastidieux passage au-dessus de l’autoroute Lille-Valenciennes étant effectué, nous sommes au hameau de Wachemy à Templeuve. Par une série de brusques changements à droite, à gauche, sur d’étroits chemins, nous nous éloignons à la fois de l’autoroute et du centre ville. Au sud de Templeuve nous repassons l’autoroute, nous sommes à Genech au lycée agricole.
Il nous reste encore 2 km que nous effectuons à l’arrière du village jusqu’à la gare avec vue sur les prairies et le bois à l’horizon. Puis nous remontons le hameau du Plumont pour atteindre le parking de ce grand lycée Charlotte Perriand où toutes les options, du technique au classique, sont enseignées. Là une quinzaine d’autobus emmènent les lycéens aux quatre points cardinaux. Le nôtre qui se rend aux Quatre-Cantons fait un petit périple semi-circulaire par Ennevelin et Fretin. Nous descendons au Tilleul à Sainghin-en-Mélantois.

 Randonnée du 5 mars 2010 :

 circuit des clochers à Gondecourt (11 km)

Nous prenons la ruelle à gauche de l’église vers le sud où nous croisons des jeunes se rendant au lycée, puis une autre vers l’ouest pour être dans la campagne en direction d’Allennes-les-Marais. L’oeil averti de Yves a déjà repéré que nous marchons à quelque 50 m d’une ancienne ligne de chemin de fer, celle reliant Don à Templeuve via Seclin.
D’un regard circulaire nous inventorions la petite dizaine de clochers des villages voisins. Nous bifurquons sur le chemin de Carvin en direction de Herrin d’où nous apercevons à notre droite le collège de Gondecourt. Le sol est encore mou bien que le vent ait séché la terre ces dernières 24 h. C’est plus confortable de se trouver dans le petit village d’Herrin que nous contournons en partie. A sa sortie du côté de l’oratoire, nous poursuivons sur des chemins en milieu humide mais agréables jusqu’à la Deûle. Nous la quittons rapidement et longeons un instant la Naviette d’Herrin sous les arbres puis traversons celle de Gondecourt. Les naviettes sont des fossés drainant l’eau de ces terres humides qui furent des marais. Pas très loin, à 500 m, parallèlement au rideau d’arbres qui signale le canal de Seclin, il en est une autre encore plus importante qui vient de Phalempin. De ce côté-là se détache la silhouette de l’hôpital Notre-Dame à Seclin.
Arrivés aux lignes à haute tension, nous levons haut les yeux pour admirer, paraissant bien minuscules à 50 m, des électriciens remplacer les câbles dans des positions rendues inconfortables par un léger vent. Nous terminons notre périple en zigzaguant dans les sentiers derrière les jardins et les ruelles de Gondecourt jusqu’au stade et à l’ancienne gare.

 5 février 2010 :

d'Ascq à Baisieux (11 km)

La pluie le matin, les petits ennuis de santé de l’hiver, ce début de vacances, font que, malgré le beau temps

 ?????

annoncé pour l’après-midi, nous sommes peu nombreux au départ (11), contrairement aux années précédentes. De la gare d’Ascq, nous prenons successivement la rue Masséna, l’extrémité est du parc urbain, le long de la Marque jusqu’à l’entrée de Tressin. Là nous traversons le hameau du Marais à notre droite, la ligne de chemin de fer Lille-Liège, pour nous engager sur une route étroite et très propre, le Chemin des Vachers, puis c’est la nouveauté, sur un chemin en sable de Marquise. Cette portion, tant attendue, terminée la veille, nous permet maintenant de rallier la route départementale à Chéreng. Nous jetons un coup d’oeil à la belle façade de briques et de pierres blanches sculptées de la

La Hamaide à Chéreng

Hamaide, un ancien relais de poste royale (1650), passons devant le château Montreul (1783).

Chateau de Montreul

C’est déjà le hameau du Triez, l’arrière de la base de Loisirs de Willems et au-delà de la gare de Baisieux, à la frontière, les quelques maisons de Breuze. Nous sommes légèrement en avance pour prendre le rapide et confortable train de 17 h 12 pour le retour à Ascq.

 6 novembre 2009 :

 Les champs captants (10 km)

Le rendez-vous est à Emmerin. Vers le sud, nous traversons un récent lotissement de bonne tenue, bifurquons légèrement à droite pour admirer en bout de village la Ferme d’Anchin. De cette grande bâtisse datant du XVIIIe siècle, à cour carrée, nous apprécions la rénovation de ses deux très longs et hauts murs en équerre, de briques rouges, munis de contreforts, parties visibles de notre point d’observation. A l’origine elle dépendait, comme d’autres biens dans notre région, de la célèbre abbaye bénédictine d’Anchin fondée en 1079 sur la commune de Pecquencourt.

Nous sommes vite parmi des prairies, transitions naturelles à cette partie plus humide et plus basse des champs captants, domaine silencieux, couvert de bois, de hautes herbes. Nous y pénétrons par le Hameau de la Nappe, ensemble modeste de quelques maisons basses. La Grande Platière, la Neuve Voie, la Carperie, le Plat à Joncs, sont de grandes parcelles aux noms évocateurs que nous traversons. De-ci de-là nous apercevons quelques stations de pompage de l’eau. Ici nous sommes sur la nappe de la craie. Les forages se font entre 25 et 50 m (ils peuvent aller à 300 m au nord, dans la nappe carbonifère, autour de Roncq, Roubaix, Tourcoing, Wattrelos ). Ces champs captants, de 18 m à 22 m d’altitude, sont particulièrement surveillés et préservés, en cause la concentration de nitrate, les pesticides, et indépendamment des traces de nickel, car leur bassin versant est une zone de grande activité de culture. Environ 10.000 m3 d’eau y sont pompés chaque jour. Ils sont traités avec les 15.000 m3 provenant des forages de Houplin-Ancoisne, le village au sud, par la moderne usine de l’Arbrisseau située à Loos, près de l’Epi de Soil (de seigle), à quelques 2 km de là. Cette dernière dessert 200.000 Lillois. L’alimentation en eau de la métropole lilloise, environ 1,1 million d’habitants pour 300.000 abonnés, requiert 50 millions de m3 d’eau par an auxquels s’ajoutent 10 autres millions non potables pour les besoins industriels. Emmerin est le plus ancien site de captage, il fut mis en service en 1870 pour l’alimentation de toute la ville de Lille.
Récemment, en décembre, la Commune d’Emmerin a cédé plus de 43 hectares de ces lieux à LMCU dans le cadre de la préservation des champs captants. Cet espace vert sera intégré au Parc de la Deûle, reboisé avec des essences plus nobles comme le chêne et réaménagé pour l’agrément et la promenade.

La Becque locale, large fossé maintenant cimenté, nous sépare de Noyelles-les-Seclin. Nous prenons le temps d’y admirer, devant le jardinet de trois maisons de plain-pied, l’utilisation originale de Chamaecyparis obtusa " nana gracilis ", planté de manière très serrée et taillé en haie basse de 70 cm. Ce conifère très vert, est en effet habituellement disposé en arbuste isolé. Pour maîtriser ces rameaux denses en coquilles aplaties et aux feuilles en écailles, cette taille au carré est un exploit que par bonheur il n’est pas nécessaire de renouveler chaque année en raison de leur croissance lente. Nous prenons même plaisir à caresser ce feuillage.

Sortis de ce village bien entretenu, nous retrouvons un sentier qui nous fait retraverser la Becque et entrer dans le quartier du Marais, à la périphérie de Wattignies. Nous nous dirigeons vers le nord, sur une route goudronnée qui dessert le hameau de Fléquières, puis sur un chemin pas très propre. Si bien qu’après la tour Télécom nous décidons d’utiliser à travers champs un sentier de terre bien damé par les roues des tracteurs où nous avons l’impression de marcher sur un tapis.

Laissant sur notre côté droit les installations sportives de Lille II et les établissements hospitaliers, cachés par une haute et profonde haie, nous parvenons à un léger promontoire. Là s’ouvre à nous à moins de 400 m le site d’Eurasanté à la périphérie de Loos et de Lille qui vient en prolongement du CHRU. Nous distinguons la Faculté de Médecine, et parmi les 7 hôpitaux : Jeanne de Flandre (1997), Albert Calmette (1936), l’Hôpital B (1983) appelé Roger Salengro (1995), au fond la masse imposante de l’hôpital Huriez (1953). S’y ajoutent maintenant en constante expansion sur près de 70 hectares dont nous ne distinguons pas les extrémités, plus d’une centaine d’entreprises et d’organismes, certains très renommés, dans le domaine de la santé et des biotechnologies.

Ayant terminé notre inventaire et après avoir rassuré des chasseurs venus nourrir du gibier, inquiets de nous voir en ces lieux, lesquels vont dans un avenir proche s’urbaniser, nous filons vers le très accueillant parc de loisirs et de nature de Loos. Nous laissons sur notre gauche la longue friche des carrières de craie qui alimentaient la cimenterie d’Haubourdin. Bien détachée de la route, la piste cyclable entre Loos et Emmerin nous offre un certain confort.

 2 octobre 2009 :

 La fraude du tabac (11 km)

C’est un bel après-midi ensoleillé qui se présente au départ à l’église du Triez-Cailloux, un hameau d’Halluin. Rapidement nous sommes dans la campagne entre champs de maïs de plus en plus hauts et champs de haricots.

Nous effectuons le kilomètre et demi qui nous conduit en Belgique. Un bref raccourci à travers un champ moissonné nous évite le hameau du Dronkaard et sa circulation automobile. Il permet d’être sur le sentier frontalier Vanheule. En grande partie notre itinéraire s’appellera dorénavant le Smokkelaarspad. Très vite nous tournons à droite, longeons un beau champ de poireaux, dépassons une première route, puis arrivons à la très fréquentée N 366, Mouscron-Rekkem.
Après une centaine de mètres nous tournons à droite dans un sentier derrière des habitations et des jardins, poursuivons entre champs de haricots et surtout prairies avec chevaux. Là-haut, nous sommes à Lauwe, à 40 m d’altitude, néanmoins insuffisant pour voir la Lys au nord et Kortrijk centre à 5 km à l’est. Entre une rangée de maisons relativement proches au bout d’un champ et un bois voisin, nous apercevons seulement la rotation des pales d’une éolienne à l’est.

Nous décidons alors d’effectuer le 1,250 km qui nous sépare de la Lys. Nous la remontons sur 700 m. Sur l’autre rive nous apercevons les clochers de Wewelgem et de Menen. Par de petites routes nous traversons les hameaux de Vierwegen et Meurissons pour contourner Rekkem. Juste après la ferme Steenburg nous sommes à la frontière, à 1 km du Triez-Cailloux.

 Mardi 7 juillet 2009 :

" Sortie Nature à Olhain ".

Sur une idée de René, c’est dans le Pas-de Calais, au Parc Départemental de Nature et de Loisirs d’Olhain, que nous passons cette journée. Nous disposons de 200 hectares de forêt. Vers 10 heures nous utilisons un des sentiers d’en bas, à 144 m, qui mène à l’extrémité Ouest du Parc. Un changement de direction nous permet d’atteindre par une pente douce le haut de ce plateau boisé, long d’environ 4 km et de 181 m d’altitude. Il est l’un des multiples composants des collines de l’Artois, dont l’alignement sud-est nord-ouest a commencé au nord d’Arras avec la colline de Vimy et son Mémorial canadien, puis le site du cimetière de N. D. de Lorette, et la colline de Bouvigny-Boyeffles dont l’antenne de relais de TV est située à 192 m.

Nous passons entre le camping et la piscine et descendons légèrement pour emprunter un sentier à mi-pente. Bien que nous soyons sous de beaux hêtres, nous ne sommes pas à l’abri d’une soudaine averse. Celle-ci rend rapidement glissant le devers d’argile et de craie où nous nous trouvons, si bien que nous évoluerons par la suite en bordure du plateau. A l’extrémité de la grande clairière, nous voyons en contrebas le château d’Olhain. Puis plus loin s’ouvre une belle perspective sur le golf situé plein sud, sur les deux flancs d’une vallée montante jusqu’au bois. Nous faisons demi-tour et empruntons, sous les splendides hêtres ou sapins, différents sentiers qui nous amènent au restaurant. Là, c’est toujours avec plaisir que nous retrouvons d’autres membres de l’ASA qui se joignent à nous. Si bien que nous sommes 31 pour le déjeuner. Comme prévu une partie de la salle nous est réservée. Nous apprécions l’accueil, le service, la qualité du repas et la clarté de la grande salle.

L’après-midi nous empruntons la fin du parcours précédent, puis sur plus de 2 km la rectiligne et vallonnée route forestière pour arriver au village de Verdrel. A la grand-route nous décidons de tourner à droite. Puis nous pénétrons momentanément de nouveau dans la forêt en suivant le GR 127.

C’est alors qu’une violente pluie nous tombe dessus et nous accompagne tout au long de la descente en lisière du bois. Le sentier en creux est vite trempé car l’eau court dans la boue venant du champ de maïs voisin. En bas, tout s’arrête brusquement, le soleil revient ainsi que la bonne humeur. Nous sommes à Olhain, à quelques pas du château. Nous contournons le golf et remontons les 90 m de dénivelé pour atteindre les installations du Parc et redescendre sur le versant nord vers nos voitures.

J.Ch.FIOROT

 Randonnée du 3 avril 2009 :

Wambrechies-Comines (12 km).

Nous quittons le château de Robersart et le quai du port fluvial qui nous sont familiers maintenant, depuis notre venue ici il y a plus d’un an pour le Circuit du Genièvre et passons le pont pour emprunter le chemin de halage sur la rive droite de la Deûle. Nous irons ainsi jusque Quesnoy-sur-Deûle, distante de 5 km, dans un cadre reposant. Tout le long, de part et d’autre du chemin, sont plantés des arbustes qui ne gênent pas la vue sur le canal ou la campagne. Circulent sur cette partie des péniches de 1300 tonnes. De-ci de-là de petites îles sont témoins du tracé primitif de la rivière. A mi-parcours, la construction au-dessus du canal d’un pont de contournement nous oblige à quitter la berge momentanément.

Nous arrivons à l’écluse où nous nous intéressons à une carte détaillée des canaux du Nord de la France, de la Belgique et des Pays-Bas. A l’entrée de Quesnoy-sur-Deûle nous quittons le canal, puis traversons cette petite ville en diagonale. Il s’agit de rejoindre Comines qui est juste au Nord. Nous pouvons le faire en zigzagant par de petites routes de campagne et des chemins de terre via le hameau de Ste-Marguerite. Nous ne sommes jamais éloignés de la ligne de chemin de fer Lille-Comines. Le retour, comme prévu, se fait avec La Liane, un bus qui relie Comines à Ronchin, très utilisé à cette heure par les collégiens.
Notre arrêt à Wambrechies est situé à un bon kilomètre de nos voitures. Nous les rejoignons en traversant le parc le long de la Deûle.

J.Ch.FIOROT

 Randonnée du 6 mars 2009 :

La bataille de Fromelles (11 km).

Au départ de l’église nous sommes au bord du plateau des Weppes. Nous le descendons par une petite côte (un talus de quelque 7 mètres de dénivelé) en direction de Sailly-sur-la-Lys. Nous tournons rapidement à gauche. Après 2 km presque rectilignes et plats parmi les prairies à notre gauche et le terrain de football, un petit espace vert et surtout les étangs à notre droite, nous atteignons Aubers en montant cette fois le dénivelé évoqué. A l’église nous tournons à droite pour descendre une ruelle et retrouver la grande plaine de la Lys, laquelle s’écoule 7 km plus loin au-delà de Laventie. Après deux virages, l’un à droite, l’autre à gauche, nous prenons un chemin de terre et longeons encore de nombreux étangs entourés de buttes boisées.

Nous partons à droite parmi les champs coupés de profonds fossés. Longtemps nous apercevons Fleurbaix, Armentières et plus loin encore le mont Kemmel. En ces lieux, en 6 km, il est possible de passer du Pas-de-Calais (Fleurbaix) au Nord (Armentières) et à la Belgique.(Le Bizet-Ploegsteert). Sur notre droite, plus encore que tout à l’heure puisque nous sommes plus éloignés, le talus des Weppes délimite encore mieux notre horizon. C’est ce même talus que nous avons l’habitude de descendre 8 km plus à l’est lorsque nous sommes sur l’autoroute Lille-Dunkerque à hauteur d’Ennetières-en-Weppes juste avant de passer sous le pont du TGV.

Arrivés à la route de Fromelles à Sailly-sur-la-Lys, nous consacrons un moment au Mémorial australien magnifié par la statue en bronze de l’héroïque sergent Simon Fraser portant sur son dos un blessé (un Cobber c’est-à-dire un Copain) qu’il est allé chercher dans le no man’s land. Car ici les 19 et 20 juillet 1916 périrent 2200 australiens auxquels s’ajoutent 3500 blessés. " Ce sont les 48 heures les plus meurtrières de l’histoire de l’Australie " selon Alan Griffin, l’actuel ministre australien des anciens combattants, en visite en ces lieux le 22 avril dernier pour lancer les travaux d’exhumation de nombreux corps. Le village de Fromelles est très présent dans la mémoire de ce pays. Un de mes voisins, grand voyageur, qui le parcourait il y a peu, conversant avec un Australien qui lui demandait sa ville d’origine Lille, eut la réponse immédiate : " ah oui, près de Fromelles " ; mon voisin ne connaissait pas Fromelles ! Au total, 46300 soldats australiens sont morts sur le sol français durant la guerre 14-18. L’Australie, indépendante depuis 1901 au sein du Commonwealth, comptait à cette époque moins de 5 millions d’habitants (actuellement 20,7 millions).
Il nous reste encore 2 km pour le retour. Nous ne pouvons prendre que la route de Sailly-sur-la-Lys à Fromelles très fréquentée en cette fin d’après-midi. Sur la fin heureusement un chemin piétonnier longe la route. C’est alors qu’une bonne surprise nous attendait, Francine et René nous avaient préparé un sympathique goûter.

J.Ch.FIOROT

 Randonnée du 6 février 2009 :

Sainghin-en-Mélantois- Gruson-Bouvines (11 km).

L’après-midi est ensoleillée pour cette rentrée, c’est une raison d’être aussi nombreux, comme celle de retrouver, située près de chez soi, cette randonnée qui nous est familière.

A l’arrière de l’église nous prenons l’étroite ruelle. Nous traversons le bois de la Noyelle et plus loin passons la Marque. Nous sommes déjà à Infière où nous constatons les vigoureuses tailles des grands peupliers qui se trouvaient l’année dernière à notre gauche. A Gruson nous faisons une brève halte devant la croix de grès (1356) puis montons le chemin pavé de la rue du Château. Arrivés à la route, nous tournons à gauche, puis deux fois à droite pour emprunter la route pavée qui mène au carrefour de l’Arbre. Nous prolongeons au-delà pour tourner à droite puis traverser, à la Chapelle aux Arbres, la route de Cysoing à Baisieux. Nous utilisons la voie romaine pour atteindre Bouvines et longer le champ de bataille. Le clocher de l’église de Sainghin émerge déjà au dessus des arbres.

J.Ch.FIOROT


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