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Les randonnées de Jean Charles (2011 - 2013)

mardi 21 janvier 2014

Randonnée du 11 octobre 2013 :

 autour de Sainghin-en-Mélantois (11 km)

De l’église nous prenons l’agréable chemin de la Fontaine, tournons à gauche rue de la Noyelle, passons devant le cimetière et allons tout droit rue Neuve avec la Haute Borne à l’horizon. Puis rue du Grand Sainghin nous sommes entre un club hippique à notre droite et une belle ferme à notre gauche. Dans une partie basse du village le sentier du Grand Sainghin nous mène entre prairies humides, champs, vergers et jardins.

Nous décidons de traverser la rue de Lille et de prendre en face la rue du Fort. Le fort de Sainghin-en-Mélantois est une propriété privée depuis 1966, boisée, elle sert de réserve de chasse. Nous n’irons pas jusqu’à l’entrée, dans la légère montée nous bifurquons sur la gauche.

Après la guerre de 1870, pour défendre les accès menant à Lille, l’état-major confie au général Séré de Rivières la construction de douze forts ceinturant la ville. En tournant dans le sens contraire des aiguilles d’une montre sont édifiés les forts de Bondues (appelé fort Lobau), de Wambrechies, de Verlinghem, Lompret, Prémesques, Englos, Seclin, Sainghin-en-Mélantois, Anstaing, Tressin, Hem et Mons-en-Baroeul. Celui de Sainghin-en-Mélantois fut terminé en 1878 et occupé jusqu’en 1914. Il subit un gros dommage en 1944 de la part des Allemands qui, devant l’avance des Alliés, font sauter le dépôt de munitions provoquant l’effondrement des voûtes et des magasins.

En périphérie du fort, notre chemin légèrement en hauteur nous permet de repérer les clochers de Sainghin bien sûr, de Bouvines, le plus haut, de Péronne-en-Mélantois et de Fretin. Nous débouchons rue de Péronne et revenons par le Bas-Sainghin, le chemin le long de la Marque et le bois de la Noyelle.

Jean-Charles FIOROT

Journée nature du 5 juillet 2013 :

 entre Villers-Pol, Le Quesnoy et Sebourg

Le rendez-vous matinal à Villers-Pol n’a pas pu être respecté en raison des difficultés de circulation sur l’autoroute de Valenciennes. C’est avec une demi-heure de retard à l’Étang, lieu de rencontre et de loisirs du village fréquenté plus tôt le matin par un autre groupe, que nous entamons notre périple dans ce fond de vallée de la Rhonelle en suivant presque un itinéraire du conseil général. Nous remontons par une pente douce entre prairies, petits bois et champs de blé jusqu’à la chaussée Brunehaut. Là, à la Croisette, la bien nommée, nous prenons sur plus de 2 km en ligne droite un chemin creux dit chemin de la Corvée, tout en herbes hautes entre deux rangées d’arbres, d’arbustes denses, de taillis. Nous sommes redevables au groupe qui nous a précédés d’avoir aplati ces herbes mouillées à une heure plus matinale. À son extrémité nous reconstituons notre groupe étiré dans le chemin. Puis nous tournons à gauche en direction de Villers-Pol, sur une route légèrement au dessus de la vallée du ruisseau de l’Ange, un affluent de la Rhonelle. Là aussi sur la partie descendante vers le ruisseau nous avons les riches prairies de deux belles fermes et sur le plateau à notre gauche les terres à blé. Nous sommes maintenant au lavoir dans Villers-Pol, non loin de l’Étang.

Le léger raccourci du matin nous permet d’être pile à l’heure au restaurant « Les Fines Gueules » à l’entrée du Quesnoy. La petite quarantaine de convives apprécie le repas à caractère gastronomique.

Le but de l’après-midi est d’utiliser les nombreux chemins ou sentiers séculaires des XIIIe et XIVe dans Sebourg même. Ainsi nous passons quatre fois la rivière Aunelle, soit en descendant soit en remontant les deux flancs de sa vallée en situation ¨ centrale dans ce village principalement construit sur les parties hautes. De l’église nous allons vers le sud, alternant routes et sentiers où nous nous trouvons parfois entre des prairies. Au quartier de Tonvoy nous remontons vers le nord en un parcours zigzaguant avec un arrêt au moulin à farine daté de 1785, toujours en activité. Au hameau de Sebourquiaux nous prenons le temps de regarder deux magnifiques fermes (censes), puis au-delà nous descendons entre prairies et bois à la chapelle Sainte-Marie-Madeleine, restaurée en 1543 et 1589, dont la construction remonte au XIIIe. Une longue montée nous mène à notre point culminant à 71 m où nous avons une vue plus globale du village. Plein sud en restant sur les hauteurs nous rejoignons l’église en longeant d’autres belles fermes de briques rouges avec leurs porches imposants.

Villers-Pol & le Quesnoy & Sebourg

10h Rando Autour de Villers-Pol, 8km.

Villers Pol

12h30 Restaurant « Les Fines Gueules (ancienne appellation : Les Mains dans le plat) », 155 route de Valenciennes 59530 le Quesnoy (avant l’entrée), RV parking du restaurant ou des Vergers Tellier (en face) ; Menu à 25€ avec choix entre 2 entrées, 2 plats, 2 desserts, boisson (eau, vin), café

Voir le site du restaurant "Les Fines Gueules" au Quesnoy

14h30 Rando à Sebourg, 8km.

Eglise de Sebourg

Voir la carte : Villers Pol, Le Quesnoy, Sebourg

Randonnée du 14 juin 2013 :

Boucle entre l'Espierres et l'Escaut, 12km

Le rendez-vous n’était pas facile à trouver. Saint-Léger avec ses 740 habitants est un des sept villages de la commune d’Estaimpuis. Il est au bord du canal de l’Espierres, lequel prolonge le canal de Roubaix pour faire la liaison avec l’Escaut. Ce plaisant village possède une église, monument classé en Belgique depuis 1936, en pierre de Tournai, reconstruite au XVe dans la tradition du gothique tournaisien avec des vestiges gothiques du XIIIe (dont des autels latéraux en chêne sculpté et une sacristie en briques). Sa tour carrée de 57 m est coiffée d’une flèche octogonale ardoisée très effilée et de quatre clochetons. L’autre bâtiment qui attire le regard est la
ferme des Templiers du XIIIe (ordre militaire et religieux fondé en 1118 lors des Croisades) avec sa chapelle et son manoir.

De l’église, par une rue étroite, proche du canal de l’Espierres que nous traversons, nous effectuons une demiboucle en périphérie sud de Dottignies. De retour vers le canal, à l’écluse suivante, sous le pont de la N50 nous le retraversons pour ensuite longer sa rive droite sur 2 km. Nous y croisons et saluons un bateau de plaisance de nos amis anglais. Nous sommes maintenant au point de jonction avec l’Escaut, large voie de navigation. Après une courte pose pour repérer le mont de l’Enclus en Flandre, le mont Saint-Aubert et quelques clochers, nous remontons l’Escaut et sa navigation, parfois le long de quelques usines dont une sucrerie, pour atteindre
Warcoing. Nous quittons ce village par le trieu (hameau) Hubaut. Le clocher de Saint-Léger maintenant à 2 km nous annonce la fin de cette promenade ensoleillée.

Randonnée du vendredi 5 avril :

Boucle entre Baisieux et Templeuve (Belgique), 15 km

Le départ est à la mairie de Baisieux, en face du beau complexe culturel et sportif d’Ogimont. La rue de la Mairie vers la Belgique assure le lien entre les deux parties historiquement disjointes du village : Baisieux Sin avec la gare à l’ouest et le Petit Baisieux avec l’ancien poste de douane à l’est. Mais la jonction est proche au rythme des nombreuses constructions nouvelles.
La rue du château et la rue d’Escamin, avec sa ferme du XVIIIe et son château, seront nos derniers lieux de présence en France. À la ferme des Chartreux, récemment restaurée, entourée de douves, nous sommes en Belgique et nous y resterons. Le chemin de fer traversé, nous jetons un coup d’oeil à une demeure tout en hauteur, entourée d’un fossé, construite en partie sur l’ancien site du château de Lassus dont l’origine remonte à 1550.

La ferme Hardiplanque

Au-delà après un virage à droite nous consacrons quelque moment à la beauté du coin, la ferme manoir d’Hardiplanque, une construction élancée d’une parfaite géométrie datant de 1556, avec baies à croisée entre des montants harpés, des murs en alterné de brique et pierre blanche, reposant sur un soubassement de pierre bleue. Un peu plus loin, en retrait, c’est la ferme du Marais, typique dans le Tournaisis, avec son front maçonné au-dessus du porche qui domine et équilibre les constructions
latérales.

Un sentier dallé en partie, à travers champs, nous fait éviter le centre de Blandain et nous amène à une petite route longeant le Vert Bois. Nous délaissons la ferme de la Grenouille dont l’accès est fermé de notre côté, pour admirer deux cents mètres plus loin, l’imposante ferme-manoir de Bettignies datant de 1536, monument classé en Belgique depuis 1928. Toutes ces fermes sont des témoins de l’architecture rurale de Wallonie.

Nous sommes maintenant au lieu-dit le Trieu de Wazon, en périphérie de Templeuve. Ce terme trieu ou parfois rejet, se rencontre de-ci, de-là en Wallonie, il vient du Moyen-Âge. Il désigne un terrain, sorte de propriété collective peu étendue, à la disposition de la communauté où se formait un hameau ou un village. Les ruraux y avaient certains droits de jouissance : les bêtes y allaient paître, on y creusait pour l’argile, le sable, la tourbe. Lieu de rencontre, de jeux, le trieu pouvait aussi être un emplacement privilégié pour un édifice public comme l’église ou le moulin à vent.
Après que nous soyons passés devant la brasserie de Cazeau et que nous ayons retrouvé Hardiplanque par une autre route, le retour se fera en sens inverse. En mars 2007 nous avions fait à partir de Blandain un parcours légèrement différent dans ces zones humides et fertiles. C’est avec un plaisir renouvelé que nous avons revu certaines belles demeures toujours bien entretenues.

Jean-Charles FIOROT

Randonnée du 8 mars 2013 :

de Villeneuve d'Ascq à Forest-sur-Marque via Tressin, 15 km

Les pluies répétées des jours précédents nous avaient amenés à modifier le parcours, les chemins nouveaux prévus dans la première partie étant trop trempés. Une distance de 11 km était annoncée, 15 km furent effectués ! Impossible de contester : au moins trois participants munis de podomètre vous mettaient sous le nez l’affichage de la distance ; était-ce de la fierté ou du dépit ? Cela dépendait de la qualité des chaussures ! Ce n’était pas la conséquence d’une improvisation mal maîtrisée, mais c’était une journée, rare en ce début d’année, avec une température de 12 degrés et les marcheurs formaient un groupe homogène. Cette envie de s’évader dans la nature n’était même pas contrariée par une pluie supportable. C’était aussi entre deux importantes chutes de neige.




Si bien qu’après la rive nord du lac du Héron nous avons visité des villages familiers, par des chemins et quelques petites routes. C’est d’abord Forest-sur-Marque, puis les rives de la Marque, le quartier du Marais à Tressin contourné par l’ouest, la traversée de la ligne de chemin de fer Lille-Liège, la remontée du GR 121B jusqu’aux lieux-dits Le Triez et le Maréquet sur la commune de Chéreng. Nous atteignons alors la limite ouest de Baisieux pour contourner la base de loisirs de Willems. De là nous entrons de nouveau à Forest-sur-Marque cette fois via le centre sportif. Des sentiers dans le village, entre lotissements et une usine désaffectée nous permettent de rejoindre le parc urbain et la halle Canteleu par la rive sud du lac du Héron.
Jean-Charles FIOROT

Randonnée du 16 novembre 2012 :

Autour de Gruson

Randonnée du 12 octobre 2012 :

De Templeuve à Orchies, via Cappelle-en-Pévèle (13 km))

C’est la troisième version de ce parcours, la plus originale, cette fois via Cappelle-en-Pévèle. Dans cette rue Grande Campagne la bien nommée, tout de suite sur notre droite nous prenons un sentier qui sépare un parc avec aires de jeux dit « terrain d’Anchin » d’un ensemble de jardins vivriers dans la tradition sociale de notre région initiée à la fin du XIXe siècle par l’abbé Jules-Auguste Lemire, maire d’Hazebrouck. Au bout, nous découvrons la rue d’Anchin mise, à cet endroit, en sentier piétonnier, avec sa rangée de modestes maisons très basses caractéristiques de la Flandre, en brique et toit de tuile, avec en façade une porte étroite et deux petites fenêtres. Nous nous engageons dans la venelle entre un champ et un récent parking jusqu’à la rue d’Orchies, puis au-delà de la rue Delattre nous sommes dans la campagne.


Notre entrée dans Cappelle-en-Pévèle se fait en contournant l’ancienne gare. Pour éviter le plus possible la rue principale, nous cheminons par des sentiers entre prairies et fonds de jardins ou accès nouvellement ouverts pour de petits lotissements épars. Nous traversons la bruyante D 549 pour prendre la rue de Thouars, dépassons le château du Béron. La rue du Bois nous conduit au hameau Wattines, siège des établissements et laboratoires Florimond Desprez, semencier depuis 1830, spécialiste des semences de betteraves, de chicorées industrielles, de blé,… qui emploient 800 personnes. Le sentier Caby en face nous conduit au lieu-dit le Riez où nous empruntons un long chemin pavé menant au domaine du Châtelet, puis à Auchy-lez-Orchies. Après l’église, la rue du Noir Debout et la nationale D 549 sur heureusement une courte distance, nous enjambons l’abrupte passerelle au-dessus de l’A 23. Nous sommes donc à Orchies. Pour nous rendre à la gare, nous contournons la ville par le nord-ouest en suivant le chemin pavé des Prières, puis entrons par la rue Léon Rudent.

Jean-Charles FIOROT

Carte du parcours

 {Journée nature du 5 juillet

à
Lynde-Sercus-Morbecque

RV 10h : Parking près de l’église de Sercus
Accès : A25, sortie 11 Hazebrouck, puis direction Saint-Omer. A la sortie de Wallon-Cappel tourner à gauche (D 238), puis à droite après 2 km

Programme :

Rando de 10h à 12h30

Déjeuner à 12h40, Auberge Le Saint-Erasme (proche de l’église), 18 route de Blaringhem, 59173 Sercus
Menu : filet de rôti de porc, pomme boulangère, tarte aux fraises, café, boisson (eau, bière, vin, à discrétion) ; 25€.
Inscription pour le déjeuner impérativement avant le 25 juin au secrétariat de l’Asa

Rando de 14h30à 17h

Possibilité de ne faire qu’une ou deux des trois activités, visite possible de l’église Saint-Erasme (XIIème) avec son orgue classé


Sortie pluvieuse...

 

 

même à l’auberge...

 

 

 

avec quelques accalmies...

 


et quand même 17km effectués

Malgré la pluie tombée la veille au soir, le temps est engageant en ce jeudi pour la randonnée du matin à Sercus. Autour de l’église et du cimetière attenant de ce village des Flandres sont rassemblés sur un espace très ouvert : la mairie, l’école transformation d’une ancienne brasserie), l’auberge, des emplacements bien répartis sur le pourtour pour les voitures.
Des maisons basses, des chaumières, tout ceci, allié à la propreté des lieux, paraît lilliputien pour ce village de 400 âmes, à l’écart des grandes routes. Nous sommes une bonne quarantaine au départ pour une boucle matinale autour de Sercus. Tout de suite nous descendons dans la partie basse et la plus verdoyante du village où coule le ruisseau Zerclebecque qui donna le nom au village de Zeckele, puis de Sercus.

Zeckele figure sur les cartes du théologien et historien brabançon Antoine Sanderus (études de philosophie au collège d’Anchin et à Douai), auteur de Flandria illustrata (1641 et 1644). Mais aussi chez le cartographe et éditeur néerlandais Johannes Blaeu (1598-1673) auteur de l’Atlas Novus (conçu de 1635 à 1665, d’abord par son père Willem mort en 1638, puis avec son frère Cornelius mort en 1644) aussi connu sous le nom d’Atlas Maior. Ce monument de 536 cartes, le plus cher en librairie au XVIIe siècle, incorpore par exemple dès 1648 les découvertes en 1642-1644 du navigateur et explorateur Abel Tasman en Océanie (Tasmanie, Nouvelle-Zélande, îles Fidji, Nouvelle-Guinée,…).
Dans la légère montée qui suit nous passons devant le château et une imposante ferme, et atteignons la D 238, large route tracée sur la rectiligne voie romaine menant de Cassel à Thiennes sur la Lys. Là, nous lui tournons le dos et plus loin, au lieu-dit « le Champ du Vrier », nous redescendons au minuscule Zerclebecque enfoui dans de hautes herbes qu’il nourrit.

Le soleil engageant n’a pu éloigner la pluie qui s’est mise à tomber lorsque nous étions au point de vue, à 70 mètres, près des vergers. Un peu mouillés, nous nous réfugions sous un hangar. Le beau temps revenu nous reprenons notre chemin dans l’intention de rejoindre l’auberge et mettre un terme à notre matinée sportive. Mais
la clarté persistant, nous décidons de nous éloigner, sur ces petites routes bien propres et peu fréquentées, vers Lynde et Ebblinghem. Nous sommes au milieu de ces riches terres parfois consacrées sur de grandes parcelles aux cultures vivrières comme les oignons, les carottes, les raves, divers choux. La présence à Renescure, toute proche, d’un industriel de la conserve explique cette activité.

Satisfaits de nos 9 km de marche matinale, nous sommes 44 à prendre notre déjeuner à l’auberge flamande le Saint-Erasme. Nous apprécions le cadre et la cuisine faite de produits de saison qui viennent des fermes voisines. Puis, invités par l’aubergiste, nous faisons une courte visite de l’église dont l’orgue est classé ainsi que le clocher avec son élégante flèche du XIIe siècle. Avant de sortir nous nous prêtons à un exercice de traduction d’un poème du poète flamand Guido Gezelle (1830-1899) faisant l’éloge du village.

Nous nous déplaçons de 3 km en voiture pour entamer la promenade de l’après-midi dans une des composantes de la forêt domaniale de Nieppe dite « bois des huit rues », à la limite de Wallon-Cappel et de Morbecque. Dans la forêt nous découvrons sur plus de 600 mètres, de part et d’autre d’une allée bétonnée, les installations datant de 1943 d’un site de lancement de fusées V1 avec les trois longs hangars, courbes en une extrémité, destinés au stockage de fusées, les différents postes de montage et de stockage de détonateurs, les bâtiments de commandement et de réglage des engins, l’atelier de rinçage du générateur de vapeur, le bunker de tir,… En lisière de la forêt nous jetons un coup d’oeil aux deux murs parallèles qui encadraient la rampe de lancement, avec vue sur la ville d’Hazebrouck et les monts des Flandres. Par divers sentiers nous allons vers le sud-est. Puis au sommet d’une petite colline au lieu de
descendre sur Morbecque nous bifurquons à droite pour longer les bois de Cruysabeel et de la Franque sans y pénétrer en raison du sol trempé. Bien que nous soyons épargnés par un gros orage qui tombe bien au-delà d’Hazebrouck, nous abrégeons notre randonnée alors réduite à 7 km pour rejoindre nos voitures.

Randonnée du 1er juin 2012 :

de Forest sur Marque à la Base de Loisir de Wilhem et retour



Randonnée du 11 mai 2012 :

entre Tourmignies et Bersée (11 km)

De l’église nous quittons tout de suite Tourmignies que nous contournons par le nord pour prendre à travers champs un chemin de terre qui mène à la route d’Attiches à Mérignies. Rapidement nous sommes sur le large chemin de randonnée qui s’est substitué à la ligne de chemin de fer locale. Trace de cette dernière, un pont métallique nous permet de traverser la Marque encaissée à cet endroit. Nous allons ainsi, presque en ligne droite sur plus de trois kilomètres jusqu’au lieu dit la Croix Blanche, en périphérie de Bersée. Sur cette partie nous longeons Mérignies, son ancienne gare, ses habitations neuves, son stade, ses récents espaces verts, ses terrains de jeux, puis traversons de minuscules ruisseaux enveloppés dans de hautes herbes. Ces derniers se réunissent pour former rapidement la Petite Marque qui rejoint la vraie à l’entrée sud de Pont-à-Marcq. À la Croix Blanche, où se trouvent encore au sol quatre à cinq mètres de rails, nous tournons à angle droit sur le chemin pavé où des générations de coureurs cyclistes amateurs de haut niveau espèrent trouver une gloire future. Nous tournons de nouveau à droite au Vincourt. Au bout du chemin pavé nous devinons notre passage qu’un champ de blé en début de croissance a recouvert. Nous atteignons le Hameau du Bois puis le Martinval. Là, entre champs, prairies et bois, nous allons sur le long chemin herbeux pour atteindre les habitations de la Bourlière, partie sud de Tourmignies.
Jean-Charles FIOROT

Randonnée du 6 avril 2012 :

De Templeuve à Orchies, version 2 (11 km)

C’est la deuxième fois que nous quittons la rue Grande Campagne, à proximité de la gare, pour notre exploration de ce nouvel itinéraire vers Orchies. Dans un premier temps nous prenons le parcours inverse de celui pratiqué en octobre.
C’est, dans l’ordre : le hameau de la Caillière, le reposant bas-fond boisé de la Chapellerie traversé par le Zécart, puis la belle ferme d’Huquin, ses vastes terres (les coutures), sa grande prairie bien rase avec son troupeau de moutons, les légères hauteurs de la Coquerie d’où nous apercevons à notre droite la colline de Mons-en-Pévèle avec son clocher. Cette fois nous gardons le cap au sud-est. Après la ferme Canone et ses bruyants pensionnaires canins, celle de la Wattinette, et avant le filiforme Courant de l’Hôpital, nous passons au-dessus de l’autoroute pour, au Ponceau, bifurquer vers le lieu-dit au Dieu de Pierre. Nous sommes sur la très étendue commune de Nomain formée d’une constellation de hameaux. Nous traversons coup sur coup deux lignes de chemin de fer dont celle, secondaire, d’Orchies à Ascq. Au-delà du Bas-Hameau nous retrouvons le Courant de l’Hôpital et atteignons le cimetière d’Orchies. Une courte halte nous distrait au carrefour des étroits chemins pavés des Prieurs et de l’Abattoir avec les préparatifs, entre autres d’un chapiteau, pour l’événement du dimanche : la course cycliste Paris-Roubaix. Sous le soleil printanier de la journée et sans vent, nous parcourons les rues d’Orchies qui nous mènent à la gare datant de 1864. Avec ses nombreux trains vers Lille et Valenciennes, ses multiples têtes de lignes d’autobus et son vaste parking, la gare d’Orchies est un centre régional de transport important pour voyageurs. Nous en profitons pour revenir à Templeuve.

Randonnée du 16 mars 2012 :

D'Attiches à Thumeries (11 km)

En longeant le domaine du château d’Attiches, nous sortons rapidement du village. C’est directement par une petite route et un chemin de campagne que nous atteignons l’église et le cimetière de Tourmignies. Après quelques virages, il s’agit de prendre la route de Mons-en-Pévèle et surtout de la quitter rapidement sur la gauche pour un long chemin champêtre à travers serres, vergers, bois et champs. Au Martinval, pour atteindre Mons-en-Pévèle, notre choix est vite fait, nous délaissons l’étroite montée pentue et glissante pour celle plus douce juste en face. À la sortie du village vers Thumeries, nous prenons à gauche un sentier descendant. Défoncé par les tracteurs et leur remorque, nous l’abandonnons un peu plus bas. Une petite boucle en périphérie du village nous permet de retrouver le chemin aménagé sur l’ancienne ligne de chemin de fer. Légèrement à notre gauche se trouvent les sources de la Marque signalées par quelques arbustes. Nous passons devant le site ornithologique des Cinq-Tailles que nous avons visité en novembre dernier. Toujours sur le tracé de la ligne de chemin de fer, nous arrivons à l’emplacement de la gare de Thumeries, aujourd’hui détruite. Via La Neuville et Tourmignies le bus nous dépose à notre point de départ.

Randonnée du 3 février 2012 :

De Sainghin-en-Mélantois à Bourghelles (11 km)

Avec une température de -5°C à -7°C et un léger vent par intermittence, nous sommes une douzaine, pressés de nous dégourdir en cette pleine période hivernale. La traversée à bonne allure à l’abri du bois de la Noyelle est une bonne transition pour nous rendre à Bouvines. Arrivés au pont sur la Marque, nous délaissons rapidement la rue principale avec ses 15 000 à 16 000 passages de voitures par jour. Nous ne nous attardons pas devant le porche de l’église en pleine restauration en vue de 2014 pour le 800e anniversaire de la célèbre bataille, traversons en partie le cimetière et passons devant la mairie. Commencent alors les plaines de Bouvines et de Cysoing traversées par la voie romaine menant à Tournai. C’est toujours le même spectacle sur cette faible hauteur : reconnaître aux quatre points cardinaux, aussi loin que nous pouvons, les villages et les multiples clochers qui nous entourent et repérer rapidement le mont Saint-Aubert du côté de la Wallonie. Après la Chapelle aux Arbres et au-delà du passage d’un pont sur la ligne du TGV nous sommes à la périphérie de Cysoing que nous évitons pour nous diriger vers Wannehain. Rapidement nous bifurquons vers Bourghelles en ayant en ligne de mire son clocher sur la colline. Une boucle à l’arrière du village, essentiellement par des chemins pittoresques, nous fait contourner l’église, passer devant le château, descendre vers les bas-fonds humides, puis remonter, via le lieu-dit les Pâtures, à la route de Bourghelles à Bachy nouvellement refaite. C’est là que nous faisons encore quelques pas au-delà en attendant l’autobus pour le retour.

 Randonnée du 4 novembre 2011 :

Entre Phalempin et Mons-en-Pévèle (11 km)

En raison des sentiers très boueux et du sous-bois lugubre et humide de cette partie de la forêt de Phalempin au départ du Leu Pendu, nous décidons de partir de l’extrémité sud de La Neuville. C’est d’abord un sentier parmi des terres moissonnées attendant le labour, puis un bout de forêt accueillante, lumineuse, bien entretenue. Ici nous marchons sur les premières feuilles jaunes et orangées fraîchement tombées. Un prolifique cueilleur de champignons nous prête quelques regards. Nous débouchons au hameau du Drumez avec, proches des habitations, des vergers de pruniers, de pommiers, de noyers, éparpillés dans des prairies fumées par quelques vaches bien grasses. À la sortie nous traversons la Marque encore simple fossé dont la source est à deux kilomètres au sud. Puis la route s’élève légèrement à partir du hameau de l’Offrande, et de celui de la Jonquière. Nous sommes sur les flancs de Mons-en-Pévèle, suffisamment haut pour dominer à l’ouest la forêt de Phalempin.

Au lieu-dit les Deux Villes nous descendons vers Thumeries. Nous repassons de nouveau la Marque qui a cette fois l’aspect d’un égout à cinq cents mètres de sa source. À cet endroit nous prenons le sentier, qui s’est substitué à une voie ferrée, jusqu’au site ornithologique des Cinq Tailles à Thumeries.
Nous traversons sur de larges sentiers cette zone d’environ 80 hectares de forêt et 35 hectares de bassins et étangs. À cette époque de l’année, dans le sous-bois, nous sommes émerveillés par les fougères en fin de cycle estival : c’est maintenant une étendue, pleine de lumière, de tiges et de feuilles jaune-ocre. Nous ne découvrirons pas les 220 espèces d’oiseaux migrateurs ou sédentaires. Mais nous profitons bien de la douceur de la forêt dont le boisement de chênes, de charmes, de frênes, au détriment du peuplier, devient de plus en plus diversifié et de meilleure qualité. Nous faisons une halte à l’un des quatre observatoires donnant sur un vaste bassin sans y voir le grèbe à cou noir, espèce peu courante en France mais dont les Cinq Tailles est une « niche » reconnue. Puis nous terminons par un détour, toujours dans la forêt.

 Randonnée du Vendredi 7 octobre 2011 :

 De Templeuve à Orchies, version 1 (10 km)

Nous devions revenir d’Orchies en train mais, suite à une grève de protestation contre l’agression d’un contrôleur de la SNCF, nous changeons notre itinéraire pour improviser une boucle. De la rue Grande Campagne, notre point de départ, proche de la gare, nous traversons la ligne de chemin de fer Lille- Valenciennes. Par un chemin nous contournons le hameau de la Caillière, puis passons au-dessus de l’autoroute. À l’entrée de Genech nous tournons à droite. En bordure d’un bois nous nous arrêtons devant une stèle dédiée à des aviateurs américains tombés lors de la seconde guerre mondiale. Sur la commune de Nomain, nous enchaînons maintenant les hameaux d’Ouvignies, de la Gambette, d’Elmez.
Opportunément nous pensons au retour et décidons d’entamer la deuxième moitié de notre boucle en passant sous l’autoroute, puis devant la très modeste gare décentrée de Nomain. Plus loin, dans la campagne, au lieu-dit la Coquerie, un arrêt à un passage à niveau nous avertit que le trafic ferroviaire, un train de fret et un TER vide, se met lentement en marche pour la soirée. Un long chemin nous amène à la ferme d’Huquin, puis au-delà dans un bas-fond boisé traversé par le Zécart, un long ruisseau qui naît à Bersée et rejoint la Marque dans le marais de Bonnance à Fretin. Nous sommes de nouveau à la Caillière, à la périphérie de Templeuve.

 Journée sortie nature

à Esquelbecq, vendredi 1er juillet 2011

Le rendez-vous à ce nouveau parking de la Chênaie par un beau soleil matinal était prometteur.

Eglise d’Esquelbecq

Ce lieu isolé des habitations par de grands arbres, jouxtant une aire de jeux et une profonde prairie occupée en son centre par le long mât du tir à l’arc, était bien reposant. Nous passons sous de grands frênes le petit pont sur l’Yser, le long des douves du château. C’est déjà la place Bergerot. Nous avons un regard pour le château, son parc et surtout pour l’église Saint-Folquin dédiée à l’évêque de Thérouanne décédé en 855 en ces lieux. Cette hallekerque (église-halle) à trois nefs égales, de 1 000 m2 au sol, offre une façade colorée faite d’un maillage régulier de losanges dont les côtés, parallèles à la pente des toitures, sont en brique jaune et l’intérieur en brique rougeorangé. Ce maillage en losanges allongés donne avec les

Château d’Esquelbecq

vitraux une grande ampleur à l’édifice. L’église possède un orgue mésotonique, instrument rarissime, de type flamandnéerlandais. Sur notre droite le restaurant, la maison du Westhoek, l’office du tourisme, puis tout autour, des estaminets, des bouquinistes, diverses activités, animent cet endroit.

Colombier du château

Notre itinéraire est celui proposé par le conseil général intitulé « Des chênes au château ». Nous prenons momentanément la direction de Zegerscappel, puis entrons dans l’accueillant parc de la mairie, belle demeure de maître du XIXe siècle. Là dans ce cadre champêtre nous attendons quelques membres de notre groupe qui poursuivront à leur rythme, sous la conduite de Marc, une promenade plus réduite mais tout aussi salutaire. Après le cimetière britannique, laissant la gare (ligne Lille-Dunkerque) et quelques hangars et usines sur notre gauche, nous entrons dans cette campagne flamande riche de ses champs de blé et d’orge de reflets variés, issus de différentes semences. Nous alternons les parties goudronnées et les parties herbeuses du côté de l’étang communal et de la modeste Hazewinde Becque. Une petite boucle au départ d’une chapelle nous mène plus au nord. Nous terminons par un chemin puis par la grand’rue. Après une brève visite à l’église, nous retrouvons le groupe de Marc et d’autres grandes figures sympathiques connues de longue date qui se joignent à nous pour le repas. Celui-ci est pris à la Table des Géants, à l’étage, sous les poutres. Les trente-deux convives apprécient le menu, le service et ce cadre.

L’après-midi nous nous rendons à Wormhout, le chef-lieu de canton voisin, par une petite route à moins de 300 mètres de l’Yser. Nous fûmes intrigués par un tracteur sans pilote tirant à une vitesse très lente un court et haut plantoir dans lequel nous devinions deux ou trois personnes assises (on ne les voyait pas). Ces dernières distribuaient à la machine des plants de poireaux qui étaient plantés avec régularité sur plusieurs rangées. Nous entrons dans Wormhout par un chemin de terre, puis par la rue de la Gare, témoin d’une ligne de chemin de fer qui venait de Zegerscappel. Nous nous rendons compte d’une circulation importante, six routes convergent en son centre où se distinguent le kiosque à musique, la médiathèque et l’imposante église Saint-Martin (XVIe siècle), autre hallekerque. Nous la contournons, passons au-dessus de la Peene Becque, affluent de l’Yser qu’elle rejoint plus au nord. Des petits sentiers entre arrière d’habitations et prairies ou à travers un jardin public, nous amènent à la route de Cassel. Plus loin nous la traversons pour nous rendre dans des espaces verts sobrement plantés, aménagés de manière assez sauvage le long de la Peene Becque. La traversée d’un lotissement et d’autres espaces verts en contournement de Wormhout nous conduit sur la route du retour en direction de Rubrouck.

Ce village distant de 9 km est le lieu de naissance vers 1215 de Guillaume de Rubroek, moine franciscain. Saint Louis (Louis IX) l’envoie en mission en Mongolie2. Il quitte Constantinople le 12 mai 1253, avec frère Barthélemy de Crémone, rencontre en 1254 le grand khan Mongka (fils de Tolui, lui-même fils de Gengis Khan), avant de se rendre à Karakorum, la capitale de l’empire mongol, située à 373 km au sud-ouest de Oulan-Bator. Il sera de retour en 1255 à Saint-Jeand’Acre. Guillaume de Rubroek mourut après 1293.

Au bout de vingt minutes de marche nous prenons la première route à droite pour nous rendre à la tristement célèbre grange de la Plaine au Bois où, le 28 mai 1940, furent faits prisonniers et assassinés 80 soldats anglais par les SS. Il nous reste encore un bon kilomètre pour atteindre Esquelbecq.

Jean-Charles Fiorot

2- De précédentes missions diplomatiques et d’évangélisation vers ce lointain et inquiétant Orient mongol furent effectuées suite aux conquêtes des Mongols, arrivés jusqu’en Europe occidentale et centrale. Après leurs victoires en Pologne à Liegnitz (9 avril 1241) et en Hongrie à Mohi (11 avril 1241), ils se trouvent aux portes de Vienne et sur l’Adriatique où ils s’arrêtent suite à la mort de leur empereur Ögödei, (fils de Gengis Khan).

L’un des tout premiers Européens à entrer en contact fut le franciscain Jean de Plan Carpain (Giovanni dal Piano del Carpine, originaire de Magione en Ombrie, compagnon et disciple de saint François d’Assise). Envoyé par le pape Innocent IV, il part de Lyon le 16 avril 1245, accompagné des frères Étienne de Bohême et Benoît de Pologne. Il rencontre le tout nouveau grand khan Güyük (fils de Ögödei, sa veuve Töregene a assuré l’intérim du pouvoir de 1241 à 1246) près de Karakorum en 1246, avant son retour en 1247.

Moins complète fut la mission d’Ascelin de Lombardie en mars 1245 accompagné de Simon de Saint-Quentin et Guichard de Crémone lequel vécut cinq ans à Tbilissi (Géorgie). Il rencontre en 1247 dans la vallée de l’Araks le représentant du grand khan Güyük en Perse, le général Baiju, avec toujours une lettre d’Innocent IV.
De 1245 à 1247, le dominicain et diplomate André de Longjumeau assure une autre mission. Il atteint Tabriz (Perse) où il remet une lettre d’Innocent IV à un général mongol à l’intention du grand khan Güyük.

Deux ans plus tard, en 1249, il repart avec une forte délégation, envoyé par saint Louis. Il est reçu à Karakorum en 1251 par Oghul Qaïmich, la veuve de Güyük qui vient de mourir, puis par le nouveau grand khan Mongka. Il sera de retour la même année. Deux ans plus tard se situe le périple de Guillaume de Rubroek. Niccolo Polo et son frère Matteo, influents commerçants vénitiens, font le voyage de 1259 à 1269. Après un séjour de trois ans en Ouzbékistan ils rencontrent en 126 à Dadu (Pékin) le grand khan Kubilay qui a succédé à son frère Mongka décédé en 1259. À leur retour, suite au décès d’Innocent IV en 1268, les deux frères durent attendre 1271 date de l’élection de Grégoire X pour remettre une lettre de Kubilay à ce nouveau pape dans laquelle le grand khan demande l’envoi de cent érudits.

Plus connu est le périple commencé en 1271 du jeune Marco Polo, accompagné de son père Niccolo, de son oncle Matteo et de deux franciscains Niccolo de Vicence et Guillaume de Tripoli. Il arrive en 1275 d’abord à Shangdu (à 28 km de Duolun), résidence d’été de l’empereur Kubilay où il remet les cadeaux du pape, puis à Dadu. Marco Polo, personnage apprécié de l’empereur, ne sera de retour qu’en 1295.

 Randonnée du 3 juin 2011 :

de Nieppe à Bailleul (12 km)

De la place de Nieppe, nous longeons le parc municipal en suivant la D 933, puis tournons à droite au lieu-dit les Trois Rois. Après une partie plate et humide, traversée de multiples fossés, nous montons légèrement vers la N 331. Nous la traversons à mi-chemin entre l’ancien poste frontière le Seau (De Seule) et Nieuwkerke. Dans ce parcours en Flandre belge d’abord, puis en France vers Bailleul, ce ne sont que montées et descentes par de petites routes tranquilles. Par cette belle journée nos regards se tournent autant vers le nord, le mont boisé de Kemmel, que vers le sud, la plaine de la Lys. Bulletin de l’A.S.A. Page 7 automne 2011 Après le modeste mont de Lille et ses 42 mètres, nous bifurquons vers la D 933 au lieu-dit le Nouveau Monde. Nous prendrons l’autobus pour Nieppe un peu plus loin à l’arrêt le Leute.
(Nous remercions Bernard Demarécaux d’avoir animé ces deux dernières randonnées)

 Randonnée du 6 mai 2011 :

Ennevelin, Pont-à-Marcq, Mérignies, Ennevelin (12,5 km)

Depuis la place d’Ennevelin et la proche église Saint-Quentin en pierre toute blanche et clocher en briques, nous parcourons une partie de la Pévèle, verdoyante et ensoleillée en ce début mai. Dès la sortie nous empruntons un tout petit bout du GR 121B qui contourne la ferme fortifiée d’Aigremont. Celle-ci entourée de douves présente des parties du XIIIe siècle, témoins d’un riche passé. Le regard est surtout attiré par l’entrée surmontée de sa tour-pigeonnier en pierre blanche avec un bas-relief.

Après une brève incursion au nord-ouest de Pont-à-Marcq en direction de Tourmignies, nous bifurquons sur le chemin pavé de la Rosée. À Mérignies nous longeons l’église Saint-Amand au long clocher pointu et aux murs bien restaurés, mélange de moellons gris et de rouges barres. Nous parcourons maintenant les chemins aménagés autour de l’étang de la Mousserie qui fut naguère une sablière. Au-delà de la D 917, nous traversons le bois de Choque et le nouveau domaine du golf de Mérignies bordé de belles demeures. Arrivés à la D 549 non loin d’une source d’eau potable commercialisée, nous contournons l’est de Pont-à-Marcq par les lieux-dits la Chapellerie, la Planque. Nous revenons à Ennevelin en longeant la Marque.

 Randonnée du 1er avril 2011 :

de Pérenchies à Houplines (10 km)

De l’hôtel de ville, en moins d’un kilomètre nous atteignons et traversons en diagonale l’ancien fort de Lompret maintenant espace de loisirs. Au delà une petite route nous relie au GR121B. Notre orientation sera nord-ouest jusqu’à la Lys à Frelinghien par petites routes ou chemins. Nous traversons les hameaux du Funquereau, du Chastel. Toute cette plaine cultivée est drainée par les fossés comme les becques du Plaquet, du Château, du Pont Pendu. Nous remontons maintenant la Lys avec notre regard vers l’ouest, sur la rive belge vers Ploegsteert, puis du côté d’Armentières. Le chemin de promenade passe sous le pont du Badou, liaison importante entre les deux pays. Le cours primitif de la Lys et le tracé rectiligne du canal ont créé la sauvage île dite du Prés entre Deux Eaux.

À l’entrée d’Houplines nous longeons un bras mort où notre regard est attiré par le jaune éclatant des fleurs du populage des marais (Caltha palustris). Après quelques pas chez nos voisins belges, nous rejoignons le complexe sportif que nous traversons en diagonale. En avance sur notre horaire, nous nous reposons quelques instants au soleil en attendant l’autobus.

 Randonnée du 11 mars 2011 :

de Tressin à Lannoy (10 km)

La place de l’église de Tressin était trop petite pour garer les voitures des vingt-sept randonneurs. Stationnés plus loin, certains nous rejoignent en faisant un léger échauffement avant le départ. Comme il y a moins de 10 km entre Tressin et Lannoy, nous faisons une boucle vers le sud sur les communes de Anstaing et de Chéreng pour joindre la Marque. Nous la longerons jusque Forest-sur-Marque en marge du parc urbain. Nous l’accompagnons encore jusqu’à son passage sous la rocade menant à Wattrelos. Après un arrêt à une des dernières fermes sur Hem, nous pénétrons dans une zone en urbanisation au voisinage du cimetière. Un sentier entre petit bois et serres nous conduit au pied d’une colline, amoncellement de restes d’une briqueterie.Recouverte maintenant d’arbustes, nous la gravissons par un chemin abrupt. En haut malgré le soleil de face nous distinguons la vallée de la Marque et au-delà les grues du grand stade. Nous ne pouvons plus deviner qu’au pied de cette colline passait la ligne de chemin de fer de la Compagnie du Nord, Somain-Halluin via Lannoy, Roubaix, Wattrelos, Tourcoing. Plus loin nous surplombons la D700 dite Antenne sud de Roubaix laquelle nous sépare de Sailly-lez- Lannoy.

Après la traversée du parc d’activités des Quatre Vents nous débouchons sur une plaine cultivée et la ville de Lannoy. Avec une superficie de 15 ha (1 700 habitants) c’est le plus petit chef-lieu de canton de France. Nous passons devant la tour crénelée ou plutôt la version reconstruite sur les fondations de l’ancienne datant de 1452. C’était une des deux tours de la porte d’entrée de la basse-cour menant au château de Jean III de Lannoy. Ce château construit au milieu du XVe siècle sera démoli au début du XVIIIe. Le château avec cour, basse-cour s’étendait entre l’actuelle mairie et la tour crénelée. Un peu plus loin nous découvrons la petite place François Rapheleng (son vrai nom est Raulenghien). Ce savant humaniste et aussi imprimeur naquit le 27 février 1539 à Lannoy, enseigna le grec à l’université de Cambridge et l’hébreu à l’académie de Leyde aux Pays-Bas où il mourut le 20 juillet 1597. Il rédigea une grammaire hébraïque, un dictionnaire chaldéen et d’arabe,.un nouveau testament syriaque, une traduction latine de deux traités du médecin grec Galien né vers 131 à Pergame (Turquie). Tout près se trouve l’hôtel de ville, à l’origine (XVe siècle) ancienne halle et chambre échevinale avec beffroi et ses dépendances comme le comptoir de la ville, la manufacture, le corps de garde, la prison et la chambre d’arrêt (Lannoy avait le droit de haute et basse justice). D’autres traces comme le porche des Croisiers (reste du monastère de l’ordre des Croisiers, crée en 1474, par Jean III de Lannoy), la tour cornière (1452), les piliers de la porte de Tournai, l’église Saint-Philippe (1509), des maisons du XVIIe, la maison des prud’hommes (1880),… témoignent d’un riche passé.

Dans ce passé le personnage le plus marquant fut Jean III de Lannoy (naissance vers 1410-1492) fondateur de la ville entre 1415 et 1463. Membre d’une illustre famille de la noblesse flamande, il fut au service des puissants, successivement du duc de Bourgogne (Philippe III de Bourgogne dit Philippe le Bon, 1396-1467), de son fils Charles le Téméraire (1433-1477), puis de Maximilien Ier d’Autriche (gendre de Charles le Téméraire). Cet aristocrate très influent est très actif d’abord sur le plan des guerres de représailles (destruction des duchés de Bar et de Lorraine, répression de la révolte des Gantois) puis surtout sur le plan diplomatique. Il sera gouverneur (stathouder) de Hollande, de la Zélande et de la Frise de 1448 à 1463, chevalier de l’ordre de la Toison d’Or (1451), ordre récemment fondé à Bruges (ville de l’État bourguignon) le 10 janvier 1430 par Philippe le Bon, duc de Bourgogne et des Pays-Bas bourguignons. Lannoy sera par sa volonté une ville fortifiée, privilégiée, exemptée d’impôts pendant un siècle et demi ce qui eu pour effet l’installation de manufactures de draps et l’arrivée de nombreux artisans. Elle obtient deux franches-foires (décembre 1458) comme celles de Champagne, de Brie et Châlons, puis un marché aux vins et aux harengs (février 1461). Ses bons rapports avec Louis XI (qui succède à son père Charles VII en 1461) et surtout ses intrigues avec la puissante famille des Croy, suscitent la méfiance et le courroux du comte de Charolais (futur Charles le Téméraire). Il doit momentanément quitter Lannoy en 1464 pour Tournai. Lannoy est alors prise par Pierre, seigneur de Roubaix. Sur ce passé mouvementé nous pouvons consulter le très détaillé Précis de l’Histoire de Lannoy par Th. Leuridan, 1868 (196 pages), Mémoire de la Société Impériale des Sciences, de l’Agriculture et des Arts de Lille, imprimerie L. Danel, disponibles sur Google.

 Randonnée du 4 février 2011 :

de Wambrechies à Quesnoy-sur-Deûle (10 km)

Nous ne faisons pas le circuit annoncé, entre Wambrechies et Lompret. Avec la pluie des dernières semaines, les sentiers et les portions de prairies que nous devions emprunter sont trop trempés. Le nouveau parcours proposé part, comme prévu, de la gare de Wambrechies, modeste halte sur la ligne Lille-Comines construite dans la partie St-André-lez-Lille- Comines par la Compagnie du Nord entre 1870 et 1882. La randonnée a lieu sur des routes étroites et plaisantes, en grande partie refaites et peu fréquentées à cette heure de l’après-midi. Nous allons de Wambrechies à Quesnoy-sur-Deûle, villes toutes deux en Ferrain, en restant sur la rive gauche de la Deûle, via Verlinghem village des Weppes légèrement plus à l’ouest.

Nous utilisons d’abord le GR 121B, lequel traverse un chapelet de hameaux réduits à quelques maisons ou fermes comme le Cliquenois, le Corbeau. Délaissant Lompret à notre gauche, nous sommes déjà à Verlinghem où nous quittons le GR. Au-delà, un chemin de terre nous permet de traverser la bruyante D57 reliant Lambersart et St-André-lez-Lille à Frelinghien. De nouveau sur ces petites routes sinueuses mais bien propres nous mettons le cap sur Quesnoy-sur-Deûle via les hameaux le Coeur Joyeux, le Vingtième Siècle. C’est une campagne faite de riches pâturages bordés de nombreux fossés. Il est vrai que nous sommes à 20 m d’altitude légèrement au-dessus de la Deûle dont nous gagnons rapidement la rive au niveau de la grande écluse. Dans cette dernière partie nous sommes sur les terrains de jeu d’enfance de notre collègue Pascal encore de plus bonne humeur que d’habitude. Nous longeons le canal sur 1 km pour atteindre le pont où nous prenons l’autobus qui nous dépose près de la gare de Wambrechies.


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