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2012 : Voyage en Chine (17 - 28 septembre) [ B.DELAHOUSSE ]

mardi 29 janvier 2013 par Bernard DELAHOUSSE

lmpressions de Chine

Après le Guatemala en janvier 2011, le circuit en Chine (17-28 septembre 2012) est le second voyage “longue distance” proposé par la Commission Voyages de l’ASA. Notre collègue Khim Sou, que nous remercions chaleureusement ici, avait contribué à familiariser les adhérents intéressés, notamment les 32 participants au séjour, avec la culture chinoise, lors de sa conférence du 5 juin intitulée “La Chine : quelques notions essentielles sur Lao Tseu, Confucius et Bouddha”. Cet article n’a pas pour objet de faire un compte rendu précis et détaillé de ce voyage inoubliable, tant par la beauté des sites naturels, historiques et religieux que par un art de vivre qui semble subsister malgré les vicissitudes politiques et la marche forcée vers la mondialisation.

L’Empire du milieu couvrant un gigantesque territoire de 9,6 millions de km2, notre voyage a plus modestement consisté en la découverte de 4 pôles importants situés pour la plupart dans la moitié orientale du pays : Shanghai (région du Yangzi) – Guilin et Yangshuo, au sud (région du Guangxi) – Xi’an (région du Shaanxi) – Pékin (Beijing, en chinois, municipalité autonome).

Shanghai

Après une bonne dizaine d’heures de vol, c’est à l’aéroport de Shanghai-Hongqiao que nous nous posons vers 7h00 le lendemain matin. Autant le passage à la police des frontières est quelque peu laborieux en raison de la vérification minutieuse des passeports par un jeune policier scrupuleux, autant la récupération des bagages et le passage en douane s’effectuent rapidement. Accueillis par notre guide national, Jade, et son homologue local, Wang, nous nous dirigeons, sans perdre de temps, vers la ville voisine de Suzhou, sise sur le delta du Yang Tsékiang (ou Yangzi jiang, le célèbre Fleuve bleu).

Le canal à Suzhou

La ville est connue pour la manufacture de la soie, mais aussi pour ses canaux pittoresques et ses nombreux jardins qui associent harmonieusement rochers, arbres et plantes, reconstituant ainsi des paysages en miniature. C’est le jardin Liu que nous visitons en premier, sur un fond de musique traditionnelle. Après le déjeuner, nous passons par un dédale de rues typiques dans la vieille ville pour accéder au jardin Yipu, puis une balade en bateau sur l’un des canaux nous permet de découvrir quelques vieux ponts en dos d’âne et de faire une pause dans un marché très animé. Le retour sur Shanghai s’effectuedans une circulation plus que dense, et après le dîner personne ne se fait prier pour regagner sa chambre et goûter un repos bien mérité.

Les deux jours suivants sont consacrés à la ville de Shanghai (littéralement “sur la mer”), mégapole tentaculaire de près de 19 millions d’habitants située à l’embouchure du Fleuve bleu et traversée par la rivière Huangpu, qui sépare le nouveau quartier des affaires de Pudong de l’ancien Puxi. La visite commence par le temple Yufosi, ou temple du Bouddha de jade, lieu saint très fréquenté par la population qui honore ses bouddhas (chacun représentant une vertu, une humeur ou une spécialité) avec des bâtons d’encens. La plus belle représentation de Bouddha est sans nul doute la statue haute de 1,80 m. sculptée dans le jade blanc et incrustée de pierres précieuses. Puis, dans l’ancien quartier, le jardin du Mandarin Yu permet de quitter momentanément le “bruit et la fureur” de la ville : les allées serpentent au milieu de rocailles, de grottes et de petits étangs peuplés de poissons, on y trouve aussi une maison de thé où les clients savourent le thé tout en jouant aux échecs. En fin d’après-midi, une promenade à pied le long du Bund nous permet d’admirer les élégants édifices et hôtels de luxe qui le bordent ainsi que les bâtiments futuristes du Pudong, notamment la tour de la Perle d’Orient et le “décapsuleur”, de l’autre côté de la rivière Huangpu. Après avoir remonté la rue de Nankin, célèbre artère commerçante et fait une incursion dans le luxueux Hôtel de la Paix et son magnifique hall orné de vitraux, nous retournons un peu plus tard dans la soirée vers le Bund pour une croisière nocturne sur le Huangpu : vues superbes garanties ! Le

Shanghai la nuit

lendemain, deux musées figurent au programme : d’abord le Musée d’urbanisme de Shanghai présente les projets d’aménagement de cette mégapole en plein essor, une immense maquette de la ville donne une bonne idée de l’existant. De là, nous nous dirigeons à pied vers le fameux Musée de Shanghai, tout proche, qui expose plusieurs millénaires d’art chinois : le rez-de-chaussée est consacré aux collections de bronzes, dont certains datent du 18e siècle avant notre ère, ainsi qu’aux sculptures anciennes de bouddhas et de personnages en bois et en pierre. Au premier étage, on trouve de merveilleuses collections de céramiques depuis l’époque néolithique jusqu’à la dynastie des Qing, tandis qu’au second on peut admirer peintures et calligraphies dans une présentation très soignée. Seul regret, le temps a vraiment manqué pour apprécier pleinement ces trésors de l’art chinois. L’après-midi étant libre, les uns poursuivent la visite de la ville, qui dans le quartier de Pudong, qui dans l’ancienne concession française ; d’autres préfèrent prendre un peu de repos. Enfin, le soir, le Cirque de Shanghai, avec ses acrobates époustouflants, fait vibrer le public, le clou du spectacle étant la sphère de la mort (avec 5 motos !).

Seconde étape : Guilin et Yangshuo. A bord d’un avion de China Eastern, nous nous envolons vers la région subtropicale du Guangxi en fin de matinée ; à l’arrivée à Guilin, pris en charge par notre deuxième guide local, Lijing, nous rejoignons d’abord la grotte des Flûtes de roseau à quelques kilomètres du centre ville, où les stalactites et les stalagmites produisent des formes étranges : lion, tournesol géant, etc. Dans la grande salle souterraine, un lac reflète le palais du roi dragon. L’éclairage multicolore des concrétions calcaires et les voix sonores et sonorisées de quelques guides empêchent d’apprécier ce site à sa juste valeur. La visite suivante nous emmène au sommet de la Colline des Couleurs accumulées, d’où la vue sur la ville, le parc des Sept Etoiles et la rivière Li est imprenable... ou presque, à cause de la brume. Au pied de la Colline, la Grotte ventée permet à chacun de se rafraîchir après l’effort. En fin d’après-midi, nous gagnons la ville de Yangshuo, rendez-vous des artistes, musiciens et amoureux de la nature. L’hôtel étant situé en plein centre, il nous est facile de nous promener dans le bourg après le dîner. Le lendemain matin, une croisière sur la rivière Li est prévue : la brume du matin gêne quelque peu les photographes, mais

La rivière Li

bien vite nous pouvons admirer les paysages enchanteurs formés de reliefs karstiques impressionnants en pains de sucre, de petits villages et de champs où l’on voit les paysans s’affairer et les buffles paître ou se reposer. La rivière est aussi la voie la plus rapide pour les riverains qui partent travailler et nous rencontrons moult embarcations, souvent en bambous, qui se dirigent vers Guilin. De même, la rivière est source de revenus ou de nourriture pour les pêcheurs au cormoran. Sur le chemin du retour, nous faisons escale dans un petit village pittoresque, où nous visitons un atelier de fabrication d’éventails et, un peu plus loin, nous assistons à une séance de soins dentaires en pleine rue. Avant de repartir sur Yangshuo, nous faisons une incursion en mini-bus dans la campagne environnante et découvrons les différentes cultures locales : riz, cacahuètes, coton, patates douces, etc. Une octogénaire nous reçoit très simplement chez elle, une ancienne ferme, ce qui nous donne un aperçu d’un intérieur rural chinois... incluant même le cercueil qu’elle a prévu pour elle même. Sur la route du retour vers Guilin, une visite d’un institut théicole est organisée : après les explications d’usage sur les différentes sortes de thé, nous avons droit à une dégustation avec tout le rituel chinois qui s’impose. La journée se termine à l’aéroport d’où nous nous envolons pour Xi’an.

Troisième étape : Xi’an (littéralement, “la paix occidentale”), première capitale chinoise, a été une cité prospère au départ de route de la soie. Nous atterrissons à l’aéroport flambant neuf de Xi’an vers une heure du matin, et gagnons immédiatement l’hôtel. Quelques heures de sommeil plus tard, Caroline, notre guide locale, nous dirige vers l’un des sites les plus attendus : les célèbres fouilles

Xi’an : armée impériale

mises au jour dans la plaine de Lintong, près de Xi’an, où le premier empereur Qin, Shi Huangdi, a fait édifier près de son tombeau une oeuvre d’art remarquable : l’Armée de terre cuite composée de 7000 fantassins, cavaliers et chevaux grandeur nature, répartis en quatre fosses : la première, la plus impressionnante par la taille, compte à elle seule 6000 fantassins, tous différents y compris les traits des visages, certains portant cuirasse et casque, d’autres des tuniques, à l’origine, l’argile cuit était peint mais au fil du temps les couleurs se sont effacées. De même les chars en bois ont disparu. Dans la fosse n°3, dont l’exploration n’est pas terminée, les statues sont mieux préservées, et quelques vitrines exposent des personnages polychromes à la tenue plus recherchée, probablement des officiers de haut rang. Enfin, de taille plus modeste, la Galerie des Chariots en bronze abrite de superbes quadriges en bronze. Pour terminer cette journée mémorable en beauté, nous assistons à un spectacle de musique et de danses traditionnelles de la cour des Tang, tout en harmonie et raffinement, incluant des scènes en ombres (forcément) chinoises. Le programme de la deuxième journée est quelque peu perturbé par la décision des autorités locales d’interdire l’accès des groupes de touristes au centre ville de Xi’an en raison de manifestations antiaméricaines (conséquence du film d’un copte américain caricaturant le Prophète) et anti-nippones (en raison du conflit sino-japonais sur l’appartenance de certaines îles de la Mer de Chine). De la ville historique, nous ne verrons donc que les imposants remparts Ming, récemment restaurés, et quelques portes et tours de guet. Nous nous rendons d’abord au Stupa de la Grande Oie sauvage, prévu dans le circuit, édifice de cinq étages destiné à recueillir des textes bouddhiques (les sutras). Les guides ayant trouvé une solution de rechange à la visite annulée du matin, nous passons une bonne partie de l’aprèsmidi au Stupa de la Petite Oie sauvage, qui à l’origine comportait 15 étages, dont deux ont été détruits par la foudre en 1978. Un atelier de calligraphie “offre” la possibilité à chaque visiteur de repartir avec son prénom en caractères chinois, et les traits de caractère qu’il symbolise. Le jardin à la chinoise qui entoure le stupa intègre cette fois une collection de stèles sculptées, utilisées autrefois pour attacher les chevaux ; de là, on aperçoit la tour de la Cloche et celle du Tambour qui se font face. C’est aussi là, en face du stupa, que nous prenons notre première leçon de taishi avec une professeure experte. Pas toujours facile de bien régler ses mouvements, et en souplesse ! Le dîner pris de bonne heure, nous partons pour la gare de Xi’an, où se presse une multitude bourdonnante de voyageurs pour des destinations très diverses. La nôtre, c’est Pékin, en train couchettes 1ère classe (couchettes “molles”, cela va sans dire). Nous sommes à peine installés dans nos quartiers, à raison de quatre par compartiment, que le train démarre à l’heure ! Malgré des couchettes plutôt confortables, le sommeil est entrecoupé par le croisement des trains et autres bruits que nous ne détaillerons pas.

Dernière étape : Pékin (du chinois Beijing, littéralement “capitale du Nord”). Le premier aperçu de la ville, de la fenêtre du train, c’est la pauvreté qui s’étale le long de la voie ferrée : baraquements, maisons insalubres, immondices, etc. Tout cela avec en ligne de mire les grands immeubles édifiés à différentes périodes de l’histoire des 20e et 21e siècles. Dès la descente du train, nous allons prendre le petit-déjeuner à l’hôtel. Puis nous faisons une pause sportive, à l’instar de milliers de chinois dans l’un des parcs urbains très bien aménagé et entretenu : entre taishi, danses, exercices de stretching, etc., on a l’embarras du choix. Puis, direction le Temple du Ciel, joyau architectural de la dynastie des Ming : les bâtiments et enceintes forment une alternance de cercles (le Ciel) et de carrés (la Terre). La partie la plus emblématique et spectaculaire est la Salle de prières pour de bonnes moissons en forme de rotonde recouverte de trois toits superposés en tuiles bleues : des rites sacrificiels avaient lieu au printemps pour solliciter des récoltes abondantes. A l’arrière de la Voûte céleste, pavillon circulaire en bois, se trouve le mur de l’Echo en forme de demi-lune, très apprécié des enfants. Nous quittons le Temple, quelque peu envahi pas des groupes scolaires très enthousiastes, pour rejoindre la Place Tian’an

Pekin-Tien_An_Men

Men, où se prépare activement la fête nationale le 1er octobre : parterres et compositions florales égaient agréablement cette place que la pluie a momentanément vidée de ses visiteurs, ce qui est inhabituel. La place, créée sur ordre de Mao en 1959, est entourée de bâtiments, tels que le Palais de l’Assemblée du Peuple ou encore le Musée national de Chine, et intègre le mausolée de Mao, on y retrouve le portrait géant du Grand Timonnier que l’on peut voir sur toutes les photos officielles L’après-midi est consacré -* entièrement à la visite de la Cité interdite, résidence imposante et superbe des empereurs Ming et Qing, qui s’étend sur 72 hectares. Nous y accédons par la porte du Midi, dont le couloir central était réservé à l’empereur et arrivons dans une vaste cour pavée au milieu de laquelle cinq ponts en marbre sculpté enjambent un petit cours d’eau. Au fond, nous passons par la Porte de

Pekin - Palais Impérial

l’Harmonie suprême que garde un couple de lions en marbre, pour atteindre une autre cour immense où se dressent les trois palais : le palais de l’Harmonie suprême, le plus grand de la Cité impériale servait à la célébration d’évènements importants (intronisation d’un nouvel empereur, le nouvel an lunaire, et aussi la proclamation des lauréats aux examens) ; le Palais de l’Harmonie du milieu où l’empereur recevait ses ministres et le Palais de l’Harmonie préservée. A l’intérieur de la Cité, trois autres palais se dressent celui de la Pureté céleste, celui de la Puissante Fertilité (à proximité, se trouvent les logements des eunuques et des favorites) et enfin celui de la Tranquillité terrestre. La visite est très dense, et bien entendu, le temps manque pour découvrir tous les coins et recoins de ce site majestueux. La soirée se termine à l’Opéra de Pékin, au célèbre théâtre Qianmen, d’où il ressort que l’opéra chinois n’a que peu d’affinités avec l’opéra occidental : les personnages féminins aux aigus très poussés sont assez drôles.

Le deuxième jour à Pékin démarre par la découverte du Palais d’été, à une dizaine de kilomètres de Pékin. Sous un beau

Pekin - Palais d’été

soleil, nous parcourons ce magnifique complexe de temples, de palais et de pavillons situé dans un vaste parc au bord du lac Kunning. Le chemin couvert, dont les peintures du plafond représentent des scènes bucoliques ou quotidiennes, suit la rive jusqu’au Bateau de Marbre, où l’impératrice organisait des festivités. L’aprèsmidi, retour sur Pékin où nous allons flâner dans la quiétude du parc Beihai (“Mer du Nord”) qui borde, lui aussi, un lac artificiel ; au centre, sur une petite île, se dresse un grand stupa blanc de 36 mètres de haut. En sortant du parc, nous effectuons l’ascension, assez raide, de la Colline de Charbon qui offre un très beau panorama sur la Cité interdite, d’un côté, et sur le Pékin moderne de l’autre.

Morceau de choix pour le dernier jour : la Grande Muraille, que l’on ne présente plus, formée d’une succession de remparts, et non d’un mur unique, ellemesure plus de 5000km de long, mais contrairement aux idées reçues qui ont la vie dure, elle n’est pas visible de la Lune. C’est à Ju Yong Guan que nous découvrons cette oeuvre

La Grande Muraille

monumentale. L’ascension est rude et, pour atteindre le cinquième fortin, il faut s’accrocher, une dizaine d’entre nous y est quand même parvenue. De là haut, le panorama est à couper le souffle, le vent aussi d’ailleurs. Le paysage montagneux qui nous entoure offre de beaux points de vue sur les murs crénelés de la muraille et ses fortins, en raison d’un ciel couvert, on “devine” les faubourgs de Pékin dans le lointain. Lors de la descente, les éléments se déchaînent à miparcours, et c’est trempé, mais heureux, que nous reprenons place dans le car pour aller se restaurer et se réchauffer. Une seule “victime à déplorer” : l’une des Geneviève s’est fait une entorse. Sur le chemin du retour vers la capitale, petit arrêt sur le site des tombeaux Ming, l’un des plus grands sites historiques de la région, puis promenade à pied le long de la Voie sacrée longée de statues d’animaux (éléphant, lion) et de dignitaires. Avant le dîner, nous passons quelques instants sur le site des Jeux Olympiques de 2008 : une très belle esplanade nous mène vers les désormais célèbres “Nid d’Oiseau” et le “Cube d’eau”. Au menu de ce dernier repas chinois : le canard laqué au restaurant Quanjude. Heureusement qu’un serveur nous montre comment aborder ce canard !

L’ASA en Chine

Le lendemain matin, juste après le décollage vers Paris, nous admirons de l’avion les immenses espaces enneigés de la Mongolie.

Il y aurait beaucoup d’autres choses à ajouter : la gentillesse des chinois, la circulation anarchique, la cuisine et le vin doux d’osmanthus, les ateliers visités (jade, soie, perles, cloisonnés, etc.), les éléments de langage que nos guides ont essayé de nous inculquer : ni hao (bonjour), xièxie (merci), yi (un)... ba (huit) dont la position des doigts est celle de notre 2 à nous, etc. Nous avons beaucoup apprécié l’efficacité, les connaissances, la discrétion et la disponibilité de Jade, la guide nationale qui nous a accompagnés tout au long du circuit, et le dynamisme des trois jeunes guides locaux dont le français était de très bonne tenue. Vraiment un très beau voyage !

Zaijian (au revoir) Bernard DELAHOUSSE.


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