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2013 - La Bourgogne du Sud (22- 26 septembre) [F.WALLET].

mercredi 22 janvier 2014 par F.WALLET

Découverte de la Bourgogne du Sud – 22 au 26 septembre 2013.

Le voyage en Bourgogne du Sud était, comme nous l’a rappelé Bernard Pourprix qui, tout au long de notre périple, a été notre guide, le prolongement du voyage organisé en Bourgogne du Nord en septembre 2005. Nous avons, cette fois encore, fait un séjour culturel grâce à un parcours et à des visites soigneusement sélectionnés mais nous avons pu également avoir un aperçu sur la vie économique de la région.
Comme nous avons passé trois nuits à Cluny d’où nous avons rayonné je vais essayer de regrouper les chefs d’oeuvre de l’art roman, les visites de châteaux, les paysages et les aperçus de la vie économique.

Hospices de Beaune

Dès notre arrivée en Bourgogne nous avons pu admirer les Hospices de Beaune que, même si l’on connaît déjà la ville, on a plaisir à visiter. L’Hôtel-Dieu, avec ses façades gothiques, ses toits aux tuiles vernissées dont les couleurs brillent au soleil, fait partie des hospices créés en 1443 par Nicolas Rollin, chancelier du duc de Bourgogne. Il a fonctionné comme hôpital jusqu’en 1971 (un bâtiment est encore réservé aux personnes âgées), ce qui explique son état de conservation exceptionnel. C’est un véritable musée contenant, entre autres, le polyptyque du Jugement dernier de Roger van der Weyden qu’on vient admirer du monde entier. Au cours de la visite le guide nous a également expliqué comment se faisait la vente des vins des Hospices qui, cette année, a lieu le 17 novembre.

Saint Philibert à Tournus

Merveille de l’art roman, l’église abbatiale Saint-Philibert que nous avons visitée à Tournus date des Xe et XIe siècles et faisait partie d’un ancien monastère bénédictin dont on visite le réfectoire, le cloître, la salle capitulaire. Le système de voûtes à cinq berceaux transversaux de la nef donne à lui seul une place éminente à l’abbatiale dans l’Histoire de l’architecture médiévale car c’est un des rares cas. La crypte qui comporte un déambulatoire avec sept chapelles est remarquable. À signaler également une mosaïque redécouverte en 2000, représentant les signes du zodiaque, qui est un vestige très rare.
Non loin de Tournus le petit village de Chapaize possède la remarquable église Saint-
Martin, vestige d’un prieuré de bénédictins dont la haute tour-clocher domine le
paysage. Ce clocher, haut de 36 m est d’une taille surprenante pour un édifice de
dimensions modestes et l’intérieur, restauré, avec ses énormes piliers est d’une grande sobriété.

Cluny

Naturellement, on ne pouvait pas ne pas visiter l’abbaye de Cluny qui date de 910 et
fut le foyer de réformation de la règle bénédictine. Il ne subsiste malheureusement de
Cluny III (c’est le nom donné par les historiens à la troisième abbaye construite sur le
site), qu’un morceau du transept sud, le clocher de l’Eau bénite, le clocher de
l’Horloge, la chapelle de Jean de Bourbon (construite vers 1470, donc au déclin
du gothique) et trois autres tours. Cette immense basilique, construite en grande
partie de 1088 à1130 par les abbés saint Hugues et Pierre le Vénérable, fut la
plus vaste église de l’occident jusqu’à la construction de Saint-Pierre de Rome. Vendue comme bien national, elle fut détruite à partir de 1798 et servit de carrière. Bien des maisons de la ville sont construites avec ses pierres. Les bâtiments plus récents sont du XVIIIe siècle et abritent l’École nationale supérieure des Arts et Métiers.

Paray le Monial

Heureusement, nous avons pu nous rendre compte de ce que pouvait être l’abbatiale grâce à la visite de la basilique du Sacré-Coeur de Paray-le-Monial qui peut être considéré comme un modèle réduit de Cluny III. Elle fut commencée en 1109 et restaurée à partir de 1856 par Eugène Millet, élève de Viollet-le-Duc (il y quelques années, une exposition installée au premier étage du clocher permettait de « voir » les divers travaux). Malgré le manque de temps nous n’avons pas oublié d’admirer au passage l’hôtel de ville (« la Maison Jayet »), édifice de la Renaissance, construit à partir de 1525 et dont la façade décorée de sculptures et de médaillons est de toute beauté. Elle est située en face de l’ancienne église Saint-Nicolas dont il reste la tour de l’Horloge, aujourd’hui transformée en salle d’exposition qui abrite tous les ans des collections de mosaïques modernes.

Le Brionnais, qui s’étend entre Charolles au nord et Charlieu au sud, de l’Arconce au Sornin, en collines et petites montagnes, comporte un grand nombre d’églises romanes. Là encore, il a fallu choisir et nous avons vu les églises de Monceaux-l’Étoile, d’Anzy-le-Duc et de Semur-en-Brionnais dont les tympans sont remarquables.

Chapelle des Moines à Berzé

On ne pouvait plus arrêter le guide local qui nous accompagnait de nous en vanter la beauté… Nous avons également visité la chapelle des moines à Berzé-la-Ville, édifiée à la fin du XIe siècle où l’abbé saint Hugues aimait se reposer. Il y là de magnifiques fresques romane d’inspiration byzantine du XIIe qui constitueraient la dernière trace des fresques de l’abbatiale de Cluny.

Cathédrale d’Autun

Enfin, lors de notre dernier jour en Saône-et- Loire, c’est la cathédrale Saint-Lazare d’Autun, construite de 1120 à 1146, mais dont le clocher date du XVe siècle, qui nous a permis d’admirer le célèbre tympan du portail central, représentant le Jugement dernier et qui compte parmi les chefsd’oeuvre de la sculpture romane. L’intérieur de la cathédrale possède également des chapiteaux remarquables. Le musée Rolin, situé tout près, dont n’avons vu que quelques salles, compte-tenu du temps, abrite quantité d’oeuvres de la statuaire romane ainsi que des peintures des primitifs français et flamands.

Brancion

Le département de Saône-et-Loire comporte de nombreux châteaux (sauf erreur, le dépliant touristique sur les châteaux en mentionne seize…) et, naturellement, nous ne pouvions les voir tous… Le village médiéval de Brancion, qui occupait un emplacement stratégique, possède encore son château-fort qui remonte au Xe siècle et a évoqué pour nous le temps des Croisades, lorsque Josserand de Brancion, compagnon de saint Louis, fut tué lors de la bataille de Mansourah…

Cormatin

Mais ce fut la visite du château de Cormatin, entre Tournus et Cluny, qui nous montra les riches décorations qui datent du XVIIe siècle (restaurées depuis 1980) et sont l’oeuvre des plus grands maîtres de l’époque. Sous la conduite d’un des propriétaires, pour un groupe, nous avons parcouru les différentes pièces, dont le célèbre cabinet d’harmonie, encore appelé salle de sainte Cécile, resplendissant d’or et de bleu au lapis-lazuli tout en écoutant l’histoire du château édifié par les marquis du Blé d’Uxelles à partir de 1600. Nous avons admiré le grand escalier, copie de celui de l’hôtel du Luxembourg puis nous avons pu apprécier les jardins (recréés à partir de 1990) où existent encore des chênes centenaires qui ont abrité Lamartine, Lacretelle et à la Belle Époque… Cécile Sorel… Tout au long de notre voyage nous avons pu apercevoir d’autres châteaux, à Berzé-le-Châtel, à La Clayette notamment, tout en admirant le paysage de bocage et de « montagne » où paissent les boeufs du Charolais. Nous avons même traversé le petit village de Chardonnay d’où serait originaire le cépage des blancs de

Solutré

Bourgogne. Bien sûr, le point de vue le plus remarquable a été la roche de Solutré, au coeur du vignoble de Pouilly-Fuissé et de Saint-Vérand d’où la vue s’étend, par delà la vallée de la Saône jusqu’au mont Blanc. Beaucoup l’ont gravi (comme le faisait le président François Mitterrand tout les ans) tandis que quelques uns visitaient le musée de la Préhistoire, inauguré en 1987, qui présente les vestiges retrouvés sur le site depuis 1866.
Naturellement, de Beaune au Mâconnais la vigne est présentemais nous avons pu découvrir d’autres aspects économiques du pays comme, par exemple, les haras nationaux de Cluny, construits à l’emplacement des écuries de saint Hugues, rattachées à l’abbaye. Créés en 1807 par Napoléon Ier, les bâtiments ont été construits de 1814 à 1880 et abritent étalons et juments de trait (auxois) et pur-sang. Les haras, nous a-t-on expliqué, doivent se rapprocher de l’École nationale d’équitation de Saumur pour former l’Institut français du cheval et de l’équitation.

Autre découverte, le marché « au cadran » de Saint-Christophe-en-Brionnais (créé en 2009). Pourquoi « au cadran » ? Probablement parce que toutes les transactions se font par ordinateurs et que tout s’affiche sur des tableaux. Nous avons pu voir, au cours de la visite, les boeufs, vaches et taureaux présentés à la vente comme dans un défilé de mode et les acheteurs tapant leurs enchères à l’ordinateur. Ce marché de bovins ultramoderne fait la réputation de Saint- Christophe depuis 1488, c’est le plus important pour la race charolaise (70 000 bovins par an) et les cours du bétail sont suivis comme référence dans toute l’Europe.

Nous n’avons pas pu aller, faute de temps, à Chalon-sur-Saône, que Bernard Pourprix aurait aimé nous faire découvrir. C’est la ville la plus importante du sud de la Bourgogne, bien que Mâcon soit le chef-lieu du département. Certes, la fermeture des usines Kodak a touché son économie, tout comme le tracé du TGV qui passe au Creusot, ce qui fait que l’activité économique se déplace vers Le Creusot et Monceau-les Mines. Néanmoins, il reste Saint-Gobain et surtout Areva à Chalon…
Je n’aurais garde d’oublier, au cours de notre voyage, la convivialité habituelle de l’ASA, qui, cette fois encore a été renforcée par une visite de cave à Pommard où nous avons pu goûter quelques crus de la côte de Beaune puis par une dégustation à Saint-Vérand pour le Mâconnais et le Beaujolais…
Encore une fois il nous faut remercier les organisateurs qui nous ont programmé un voyage si agréable et si intéressant, en particulier Édith Crampon qui a assuré la réussite de notre périple.

Francis WALLET


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