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ASAP - Universite´ Lille
Association de Solidarite´ des Anciens Personnels
de l'Universite´ de Lille

Visites de Lille avec Bernard, Françis et André

Balade du 3 juin 2016, intitulée : « l'eau dans Lille » !

Découvrir le cheminement de l’eau, en réalité, celle de la Deûle, dans Lille, du moyen âge en 1936 était le thème de la balade. Il a fallu choisir une rivière car il y en a huit répertoriées à Lille : l’Arbonoise, le Bequerel, l’Arembault (on connaît la rue du Sec Arembault), la Chaude Rivière (qui ne gelait pas l’hiver), la Tortue (la rivière à morts (18 000 Autrichiens) lors du siège de Lille de 1708), le ruisseau de Wazemmes, le ruisseau d’Esquermes et naturellement la Deûle qui est à l’origine de Lille car entre la Haute Deûle et la Basse Deûle existe un dénivelé de 3,20m, il fallait décharger les bateaux au quai de Wault, (pour certains, quai du Wault, qui se prononce du Vaux....!) et en recharger d’autres (Avenue du Peuple Belge) et entre les deux transporter les marchandises à dos d’homme ou de mulets, on avait besoin de main d’oeuvre donc de population sédentaire !

Pensons également qu’à chaque fois que l’on agrandit Lille, (7 agrandissements entre 1066 et 1854 !), on fait de nouveaux remparts entourés d’eau dans les douves, on supprime les remparts anciens, mais on garde les fossés devenant des canaux et d’où création d’îlots. Le quartier Vauban était une zone de marais de la Deûle, un moulin à eau existait au niveau du croisement actuel du Boulevard Vauban et de la rue Colbert.

Le départ a lieu devant le seul monument en Europe « aux colombophiles et aux 2000 pigeons voyageurs morts pour la patrie » inauguré le 23 avril 1936. Les Allemands fusillaient ceux qui élevaient des pigeons et tiraient sur les pigeons que les soldats envoyaient des tranchées avec des messages pour l’état major pendant la 1ère guerre mondiale. N’oublions pas que de 14 à 18, les Allemands occupaient la région, le front allant de la côte belge à Ypres, Lorette puis Vimy, Arras, Cambrai, Péronne, Verdun....

Nous passons devant le monument pour les Fusillés de Lille du 22 septembre 1915, (pour avoir caché un aviateur anglais) : le marchand de vins en gros Camille Jacquet, le sous-lieutenant Ernest Deconninck, le commerçant Georges Maertens, l’ouvrier Silvère Verhulst, et au sol gît Léon Trulin fusillé le 18 novembre 1915 ! Monument réalisé en 1929, détruit par les Allemands en 1942, refait en 1960. A l’entrée du jardin Vauban, on voit la stèle ornée d’un médaillon pour Édouard Lalo, compositeur né à Lille, (sa statue en bronze, inaugurée en 1922, ayant été volée en 1942 par les Allemands), ainsi que l’oeuvre d’Eugène Dodeigne représentant De Gaulle et la France.

Nous logeons le quai de Wault, avec à gauche l’ancienne abbaye des Minimes (moines scientifiques) devenu l’hôtel Alliance avec son très beau cloître pierres et briques (à voir absolument) ! Nous suivons l’ancien lit de la Deûle par la rue du Quai puis rue de la Baignerie, la place de l’Arsenal puis la rue Thiers qui passe devant la Loge Maçonnique avec sa salle aux colonnes à palmettes (à l’égyptienne).

Nous passons sous un porche pour nous retrouver sur l’ancien canal des Weppes (rue des Weppes) qui se partage en deux pour faire le tour de l’ancienne motte féodale remplacée par la Cathédrale Notre Dame de la Treille. Sur cette motte, il y a eu successivement le château du Buc (?)(du fameux Lydéric, géant de Lille),en bois et en terre, puis la Motte Châtelaine ou Motte Madame, puis le château de la Salle puis palais des Ducs de Bourgogne, Philippe le Bon y réalise en 1431 le 2ème chapitre de la Toison D’or, ordre qu’il a créé à Bruges en 1429). Ayant construit le Palais Rihour, Philippe le Bon fait don de l’ancien château à l’échevinage de Lille qui s’empresse de l’échanger avec les quais de la Basse Deûle (avenue du Peuple Belge) (appartenant à l’Hospice Comtesse) pour en faire le port de Lille. En 1854, il reste encore une motte féodale de 9m de haut et 50m de diamètre, entourée du canal du Cirque. On décide d’y construire la Basilique de la Treille ( pour y exposer la statue de Notre Dame de la Treille datant du XIIe siècle), on réalise un concours d’architectes (nouveauté), Violet le Duc concourt, mais les deux premiers sont des Anglais, on vient d’avoir l’humiliation de Fachoda, on demande au 3ème du concours l’architecte Lillois Charles Leroy de réaliser la basilique dans le style néogothique qui est à la mode ! Les guerres de 1870 (et les 5 milliards or à donner à l’Allemagne), de 1914, de 1940, ont raison de son financement, elle n’est terminée qu’en 1990, entre deux, elle est devenue cathédrale en 1913, date de création de l’Évêché de Lille.

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Détails du parcours

Nous laissons l’Hospice Comtesse sur la gauche pour passer près de ce qui reste du Moulin de St Pierre, moulin à eau avec 2 ou 3 roues à aubes selon les périodes, il appartenait à l’Hospice Comtesse. Deux caractéristiques sur ce qui reste de la façade car il a brûlé à nouveau vers 1905, une date 1649 (je crois) correspondant à un incendie de l’Hospice et un blason de Comtesse sur lequel le blason du Duc de Bourgogne (Jean sans Peur) est placé, voulant dire que le Duc protège Comtesse.

Nous longeons le jardin des simples et arrivons avenue du Peuple Belge, ancien port de Lille sur la Basse Deûle, remblayé en 1936. Sur la droite, se trouvait de 1301 à 1597 une forteresse importante sur 2,7 hectares, avec 8000 arbalétriers, le château de Courtrai bâti par le Roi de France Philippe le Bel pour pouvoir mâter la population de Lille en cas de rébellion ! Prise par le Roi d’Espagne Philippe II, Duc de Bourgogne en 1584, elle fut démantelée en 1597 ! On connaît encore la rue des Tours et celle des Arbalétriers !

Nous partons vers le Pont Neuf qui enjambait le canal de la Basse Deûle puis vers l’Hospice Général bâti en 1739 sous Louis XV pour recevoir tous les « SDF » de l’époque dont les orphelins et pour regrouper les différents Hospices (= Hôpitaux) disséminés dans Lille. Il a été agrandi en 1782, 1824 et 1835. Au XVIIIe,1800 personnes y été soignés et entretenus ! Devant sa façade, on remarque les anciennes pierres des quais de la Basse Deûle.

Nous continuons toujours sur l’avenue du Peuple Belge pour découvrir la Porte d’Eau qui était la sortie de la Deûle de la ville de Lille. Nous prenons un petit chemin sur la gauche, nous passons sur cette Porte d’Eau puis nous trouvons le confluent de la Tortue et de la Deûle, à l’intérieur des remparts. Sur ceux-ci, nous longeons de nombreux jardins familiaux et arrivons au « jardin écologique » et une ancienne voie de chemin de fer qui amenait les animaux (en particulier les chevaux polonais, encore dans les années 80) à l’abattoir, remplacé par un quartier assez agréable !

Passant derrière la caserne St Ruth, Etat Major de l’Armée à Lille, nous rejoignons les 5 ou 6 maisons restantes du Béguinage de Lille, rue du Béguinage. Nous prenons à droite la rue St Sébastien puis la rue du Magasin avec sa belle caserne. La traversée de la Rue Royale nous permet de parler de cette rue et de l’église St André, bâtie sur le jardin de Vauban qu’il avait donné aux Carmes. Dans cette église ont été baptisés les enfants devenus : le Général de Gaulle, le Général Faidherbe et le cardinal Liénart.

Nous rejoignons la Haute Deûle le long de l’Esplanade pour découvrir la Passerelle Napoléon avec ses 4 Sphinges, bâtie sous Napoléon Ier (1er pont mondial couvert pour piétons) restauré sous Napoléon III, dynamité par les Allemands en 1918 avant de partir et reconstruit en 2015 !

Il suffit ensuite de suivre la Haute Deûle canalisée sous Louis XVI, puis Napoléon 1er et Napoléon III, mise au gabarit Freycinet peu après, pour rejoindre les voitures. Ce fut une belle balade sans pluie très enrichissante.

Bernard BELSOT


Petite histoire de la Déesse lilloise – qui a failli trôner sur l'Arc de Triomphe

En 1792, après le siège de Lille par les troupes autrichiennes et la résistance héroïque de ses habitants, la Convention nationale vote à l’unanimité, le 12 octobre 1792, un décret qui proclame : « Lille a bien mérité de la patrie… ». Dans la foulée, le peintre Jacques Louis David, organisateur des fêtes révolutionnaires, propose : « d’élever dans cette ville […] un monument en granite, comme la pierre la plus durable, qui portera le souvenir de la gloire dont se sont couverts les habitants de Lille ». Le projet n’eut pas de suite.

Dans la première moitié des années 1830, il est question de couronner le sommet de l’Arc de Triomphe, à Paris, avec des statues représentant les plus grandes villes de France. Théophile Bras(1), sculpteur douaisien, propose une statue de femme armée pour symboliser Lille. Encore une fois, le projet n’ayant pas eu de suite, Bras se retrouve avec, si l’on peut dire, sa statue sur les bras. Il en fait alors cadeau à la ville de Lille.

En 1842, le cinquantenaire des sièges révolutionnaires engendre une vague commémorative qui remet à l’ordre du jour l’érection d’un monument. Après un appel d’offre, c’est l’architecte Benvignat(2) qui remporte le projet. Dans celui-ci, la statue était placée au pied du monument. Cette configuration soulève des critiques et Benvignat revoit son projet en association avec T. Bras pour placer la fameuse statue donnée à la ville en haut d’une colonne. La pose de la première pierre intervient le 9 septembre 1842 sur la place de la mairie (actuelle place Rihour). En 1845, elle est retirée pour être placée au milieu de la Grand’Place, mais là, vu la dimension de celle-ci, elle se trouve un peu perdue. Benvignat rehausse alors le socle et prévoit une colonne plus haute qui, au lieu des 5 mètres précédents atteint 15,5 mètres de haut. Le piédestal soutient des mortiers qui rappellent ceux du siège. En 1914, quand les Allemands investissent Lille, ils retirent les quatre mortiers autrichiens qui encadrent la colonne. La statue elle-même échappe de peu, un an plus tard, à la collecte des monuments en bronze par l’occupant.

Mesurant 3 mètres de haut, la statue tient dans sa main droite un boutefeu, sorte de bâton coiffé d’étoupe servant à allumer les mèches des canons. L’autre main désigne la base de la colonne où figure la réponse du maire André aux assaillants : « Nous venons de renouveler notre serment d’être fidèle à la Nation, de maintenir la Liberté et l’Égalité ou de mourir à notre poste. Nous ne sommes pas des parjures ». La statue est une allégorie de la ville de Lille comme l’indique la couronne de tours dont elle est coiffée. Très rapidement, elle fut surnommée la « Déesse » par le peuple de Lille. Selon les témoins, ses traits seraient ceux de la femme du maire de l’époque, Louis Bigo-Danel. À voir son air farouche, il semble que madame la maire devait être une femme au caractère bien trempé !

• Charles Benvignat (Boulogne 1825 - Lille 1877) est un architecte lillois qui a construit notamment l’ancienne mairie de Lille, place Rihour, qui a brûlé en 1916. Il a également construit l’ancien lycée Faidherbe, rue des Arts, dont une aile a abrité l’ancienne Faculté des Sciences et qui a maintenant disparu et aussi… la pâtisserie Méert !

• Théophile Bras, né et mort à Douai (1797-1863). Sculpteur, il a réalisé de nombreuses oeuvres pour des bâtiments officiels (Arc de Triomphe, Louvre, Versailles, etc.). Personnalité complexe, attiré par l’ésotérisme et les religions orientales. Ses dessins évoquent un univers fantastique.

André DHAINAUT


Redécouverte des bâtiments anciens des universités à Lille

(2 juin 2017)

Au rendez-vous à 14h30, au pied de la statue de Pasteur sur la place Philippe Lebon, nous n’étions que sept dont seules deux personnes n’avaient pas connu ces lieux d’enseignement. Premier élément notable : la statue de Pasteur, premier doyen de la Faculté des Sciences de Lille de 1854 à 1858 entre un poste à Strasbourg (d’où l’université Louis Pasteur) et un poste à Paris.

Faisons le tour de la statue sur son piédestal en pierre bleue : nous découvrons le nom de l’architecte : Louis Cordonnier, le sculpteur : C-A Cordonnier, le fondeur : Thiebaut Frères, et l’entrepreneur : André Lepez.En plus de la statue en bronze de Pasteur au sommet du monument, trois grandes statues en bronze représentent successivement une première femme debout tendant un enfant vers Pasteur, (on peut supposer pour le sauver en le faisant vacciner), une seconde femme assise tenant son enfant malade (ou en instance de guérison) sur ses genoux et un homme à demi-nu, assis sur un tambour tenant de la main droite un ballon à long col (en principe ballon en verre utilisé en chimie où Pasteur avait découvert les « microbes ») et une barre de fer de la main gauche.

Entre ces statues, des médaillons rectangulaires en bronze représentant successivement : Pasteur regardant par l’oculaire d’un microscope et annotant ce qu’il voit devant un de ses élèves avec une date 1857 ; le deuxième médaillon porte la date de 1885 et représente la vaccination d’un enfant tenu par sa mère devant deux scientifiques (peut-être médecins ?) ; le troisième médaillon porte la date de 1881 et représente la vaccination (ou le prélèvement de sang contaminé par le charbon du mouton) d’un mouton ayant la maladie du charbon, devant Pasteur et un nombre imposant de scientifiques. Un an avant sa mort (1895), Pasteur est venu à Lille (1894) et a été ovationné par les étudiants. Rappelons que Pasteur était chimiste et non médecin d’où de nombreux problèmes avec les médecins tout au long de ses découvertes.

En haut de la colonne en pierre bleue, un médaillon en pierre portant l’inscription : « A Louis Pasteur pour son centenaire (de sa naissance à Arbois dans le Jura) 1922 ». L’inauguration du monument à Pasteur s’est faite le 9 avril 1899 au centre de la place Philippe Lebon (et non légèrement sur le côté comme actuellement) chimiste (1767-1804) qui étudia les gaz de combustion pour le chauffage et l’éclairage (thermolampes). J’ignore si les statues ont été fondues par les Allemands pendant la guerre 14-18. Sur la même place, l’église Saint-Michel (1869-1875) a eu pour architecte Coisel et les peintures intérieures sont de Colas.

Nous nous dirigeons vers l’ancienne Faculté de Médecine et de Pharmacie, dont la première pierre a été posée par Jules Ferry en avril 1890, les bâtiments ont été dessinés par Carlos Batteur et achevés en 1892. Cette faculté s’est déplacée en 1954 au CHR venant d’être construit. Les bâtiments ont été alors récupérés par la Faculté des Sciences, l’administration y a ses bureaux et les mathématiques y sont enseignés jusqu’en 1966. Les bâtiments (en briques rouges, briques colorées vernissées et pierres blanches) sur la place Philippe Lebon et la première cour intérieure ont été ravalés et « modernisés » (voir la nouvelle toiture) et servent de logements, après un découpage en de nombreux appartements. De la porte d’entrée vitrée, j’essayais d’expliquer ce que représentait la lunule en bronze, autrefois en haut de la façade, et désormais au fond de la cour (photo ci-contre), qu’une dame habitant les lieux nous a invités à pénétrer dans le hall d’entrée et à aller voir de plus près ce bronze représentant une leçon d’anatomie en Faculté de Médecine. On remarque aussi le blason de Lille représentant une fleur d’iris (bien marquée) et non de lys comme on dit souvent (en réalité depuis la prise de Lille par Louis XIV pour lui faire plaisir !). En sortant de ce bâtiment, on voit le blason de Lille (sous Napoléon III, alors pourquoi en 1892 ?, on est en république) représentant la porte de Paris sur les remparts et des boulets de canons volant au dessus de ces remparts (comme en 1792, les boulets sont autrichiens, mais c’est du côté portes de Roubaix, de Gand et de Fives) !

Nous longeons rue Jean Bart le même bâtiment assez délabré qui, après la Faculté de Médecine et de Pharmacie a servi de centre de Documentation pour l’enseignement (photo ci-contre). On arrive place Georges Lyon, on prend à droite rue de Bruxelles et pénétrons dans la cour de l’ancien Institut industriel du Nord de la France (1875) devenu École Centrale de Lille à la Cité scientifique à Villeneuve-d’Ascq. On remarque les piliers en fonte soutenant le préau. Un amphi se trouve en fond de cour…

Nous repartons place Georges Lyon et nous faisons le tour de la statue d’Auguste Angellier, (1848-1891) poète boulonnais et qui a été doyen de la Faculté de Lettres que nous verrons bientôt. Derrière ce petit square, nous admirons la toiture de l’ancienne Bibliothèque universitaire.

Nous prenons la rue Angellier, passons devant le bâtiment où nous allions passer nos visites médicales quand nous étions étudiants puis place du Temple où nous voyons le temple protestant et au début de la rue Gauthier de Châtillon, l’ancien Institut de Physique, dans la cour l’amphi Bruhat où certains ont eu quelques péripéties. Au dessus de la porte d’entrée de l’Institut, (devenu l’école de Journalisme de Lille) le buste de Delezennes un des créateurs de la partie physique de la Faculté des Sciences. Sur la porte en acier, l’emblème de l’Université repris par l’ASA que nous voyons sur les documents de notre association. Avec l’accord de la concierge, impressionnée par les titres de certains des participants, nous pénétrons dans ce bâtiment pour voir l’amphi en demi-lune dont certains se souvenaient en cercle. Très bel amphi avec de belles colonnes en bois où certains ont raconté quelques histoires qui leur sont arrivées dans ce lieu. Nous avons vu aussi les passages en fonte et verre qui donnent dans la cour intérieure…

Après la Faculté de Droit et des Lettres, ce bâtiment a servi pour le CUEEP avant d’être Sciences Po Lille. Suite à la demande de Jo Losfeld, on nous permet d’aller découvrir les amphithéâtres tout neufs, des salles de travaux dirigés, la salle du Conseil de la Faculté des Lettres, et surtout une grande fresque sur deux étages (photo ci-contre), avec des enseignants, mais aussi des animaux de ferme, des usines telles qu’usines textiles… qui est à rénover. Sortant de ce bâtiment, nous prenons à droite et admirons la façade de la synagogue (photo ci-dessous) avec un beau vitrail orné de l’étoile de David, puis l’ancienne Faculté de Droit et Lettres construite en 1895 par l’ingénieur en chef de la ville de Lille Alfred Mongy (1840-1914) (celui du grand Boulevard, de son tramway avec Arthur-Ghislain Stoclet et Antoine-Florent Guillain). Nous admirons le fronton triangulaire avec les personnages en toge, professeurs en droit ou en lettres et allégories.

Nous traversons la rue pour aller découvrir l’ancienne Bibliothèque universitaire où nous allions comme étudiants ou enseignants compulser différents ouvrages ou publications. Le bâtiment appartient maintenant à l’école de Journalisme après avoir servi de consulat pour certaines salles de l’entrée et comme salle de théâtre pour la grande salle du rez-de-chaussée. On nous permet de faire le tour de cette salle entièrement refaite à condition de faire silence pour ne pas gêner les étudiants qui y travaillent.

Nous nous rendons rue de Bruxelles et rue Gosselet pour voir l’entrée du Musée d’Histoire Naturelle et l’ancienne entrée de l’Institut de Géologie. On se souvient dans la montée du monumental escalier, de la carte murale représentant le bassin minier du Nord - Pas-de-Calais allant de l’Angleterre aux Ardennes que Francis Meilliez nous avait fait découvrir.

En passant par la place Jeanne-d’Arc, où la statue de Jeanne d’Arc, offerte par un couple de Lillois au siècle dernier, (copie de la statue existant à Paris), était au centre de la place quand nous étions étudiants et a été déplacée sur le côté de la place dans les années 1970, nous nous rendons rue Barthélemy-Delespaul pour admirer la façade récemment ravalée de l’ancien Institut de Chimie bâti entre 1892 et 1894, où un certain nombre d’entre nous avons usé nos fonds de culotte puis avons été moniteurs de TP et assistants et avons réalisé nos premières années de recherche. Après avoir servi comme salles de réunion et d’administration des différents syndicats, l’Institut de Chimie appartient au Ministère de la Justice, et il nous a été interdit d’y entrer. Pratiquement en face, le no 112 est une maison de style Art nouveau (rare à Lille).

Plus loin, nous allons découvrir un ensemble de bâtiments que peu connaissent, du 32 au 38 rue Gantois, voulu et financé en partie par Napoléon III et bâti de 1859 à 1862. Ce sont six bâtiments en briques, peintes en blanc actuellement, avec de belles clefs d’embout de poutres en fonte (avec des feuilles de chêne et le N de Napoléon) et des colonnes en fonte qui supportent les dessus de fenêtres. Auparavant, il y avait des passages couverts entre les bâtiments. Conçus pour recevoir 1 000 personnes de familles ouvrières pour améliorer leurs conditions de vie, en favorisant l’hygiène, l’accès à l’eau potable, la présence de lumière, en comparaison des courées insalubres du quartier Saint-Sauveur (Victor Hugo), la densité de population à Lille (à l’intérieur des remparts, avant l’agrandissement de Lille de 1858) était de 414 habitants au km2 contre 364 à Paris avant Haussmann. Devenue Cité philanthropique en 1884, puis Cité philanthropique Napoléon, elle a été rénovée en 1974 et réhabilitée en 2007 et convertie en logements sociaux pour personnes âgées.

Nous rejoignons la place Philippe Lebon, sans oublier de passer par la rue de Fleurus pour y regarder la « Maison Coillot » bâtie par Guimart, celui qui a réalisé entre autres les entrées de métro de Paris. Coillot, dont la société vendait et posait les carreaux de faïence biseautés du métro a rencontré à Paris sur le chantier du métro Guimart architecte Art nouveau, faisant partie de l’école de Nancy, il lui demanda de lui construire à Lille, (dans le nouveau quartier) une maison Art nouveau en utilisant en façade le matériau le plus cher qu’il commerçait, la pierre de lave verte. Cette façade a été conçue en biais pour rattraper le biais de la parcelle du terrain par rapport à la rue. À l’intérieur, les meubles, les poignées de porte sont Art nouveau et ont été réalisés par Guimart. À Paris, l’immeuble où logeait Guimart a été démoli, mais les boiseries de son salon Art nouveau se trouvent au Musée des Arts Décoratifs situé au Louvre ! (à voir absolument) !

Cet après-midi s’est terminé par un café bien chaud dans un des cafés de la place Philippe Lebon comme du temps de nos années d’étudiants.

Bernard BELSOT


Balade du vendredi 19 janvier 2018 : Lille au fil de l'eau et des siècles

Le vendredi 19 janvier, sous un rayon de soleil présent mais ne parvenant pas à faire oublier le vent frais, une quarantaine de personnes se sont donné rendez-vous au pied des Tulipes de Shangri-La, oeuvre sculpturale que Lille2004 avait commandée à Yayoi Kusama, un Japonais.

Au moins c’est un point de repère facile à identifier entre les deux gares ferroviaires lilloises. Facile à identifier aussi, le fait que ce lieu soit au coeur d’un quartier qui reflète l’architecture urbaine de la fin du XXe siècle et début du XXIe. L’ensemble du bâti autour de la gare Lille-Europe ne permet même plus de se rendre compte qu’au-delà, vers le nord-est, les villes de Mons-en-Baroeul et une partie de La Madeleine occupent une butte sableuse. Jusqu’au début du XXe siècle, plusieurs carrières ont extrait le sable nécessaire aux constructions urbaines. Aujourd’hui, seuls quelques noms de rues en gardent le souvenir.

Venir du nord-est, c’était venir du Saint-Empire romain germanique ou de son héritier, l’empire austro-hongrois. Quelques centaines de mètres de fortifications basses le rappellent, interrompues par les portes de Roubaix et de Gand. Datant dans leur état actuel de 1621 et 1623, restaurées au cours du XIXe siècle, elles sont aujourd’hui remises en valeur. Ces fortifications basses et épaisses – afin d’amortir les boulets de canon – étaient entourées de douves, dont le contenu était relié, en limite de la commune de Saint-André, à un bras de la Deûle, sortant de Lille en direction de Marquette puis Wambrechies. En amont, dès le XVIe siècle, les échevins décidèrent de détourner de la place des Reignaux vers ces douves le cours du Becquerel – ou Chaude Rivière, parce que, paraît-il, il ne gelait jamais – un cours d’eau quasi rectiligne, venu du « bas de Mons » (actuelle rue de la Guinguette). Gosselet (1895) évoque ce cours d’eau déjà enfoui par les diverses constructions urbaines à la fin du XIXe siècle, mais qui continue à drainer les eaux de pluie et à se manifester par des inondations intempestives. Aujourd’hui la situation est aggravée avec l’encaissement de la Voie rapide urbaine qui en traverse le lit dans le prolongement de la… rue du Becquerel, à Fives !

En descendant la rue de Gand vers la place Louise-de-Bettignies, on suit une voie historique, que Philippe le Bel (IV), roi de France fit enjamber du château dit de Courtrai qu’il se fit bâtir. Plutôt irascible car il portait haut et fort l’idée de nation, le roi de France se méfiait des velléités autonomistes du comte de Flandre, son vassal, et souhaitait le surveiller de près. Un mur de fondation de ce château a été retrouvé et préservé lors du creusement du parking souterrain. Ce lieu était stratégique : c’était, depuis le début du XIe siècle, le port de la ville de Lille, naissante. C’était un point de rupture de charge : les marchandises venues du sud étaient réembarquées pour continuer vers l’aval, un bras navigable de la Deûle occupant jusqu’au début du XXe siècle, toute l’avenue du Peuple-Belge. D’où le projet actuel de remise en eau de cette avenue.

À l’arrière de l’hospice Comtesse, nous quittons l’avenue pour nous attarder devant une descente d’escalier qui, durant les Journées européennes du patrimoine, permet d’aller admirer le canal Saint-Pierre et ses voûtes en briques rouges. Avant le XIe siècle, ce bras de la Deûle a joué un rôle très important que nous suivons par le dessus, au niveau du sol actuel.

Passant sous la rue de la Monnaie au niveau du no 21, ce cours d’eau pourrait revoir le jour à la périphérie de l’espace au centre duquel trône actuellement la cathédrale Notre Dame-de-la-Treille. En fait cet emplacement est celui de la motte féodale à l’origine de la ville de Lille, entourée d’eau par divers bras de la Deûle, non canalisée à l’époque. Sur le mur d’un café, derrière l’enseigne, on devine une plaque « rue du cirque », désignant ce petit bout de rue qui se prolonge vers le nord par la rue des Trois-Mollettes. Le mot « cirque » évoque la forme générale de l’emplacement de la motte féodale. Quelque part entre la rue des Trois-Mollettes et le Cours à l’Eau qui relie la Treille à la place aux Oignons, débouchait jusqu’au XVIIe siècle, un autre petit cours d’eau appelé le Bucquet. Venu des bas-quartiers de Lambersart, le Bucquet a été sacrifié par Vauban pour implanter la citadelle de Lille, celle qu’il considérait lui-même comme étant la « reine des citadelles ».

Reprenant notre chemin vers l’amont, nous marchons rue des Weppes, sous laquelle continue de couler le bras de la Deûle qui alimentait l’espace circulaire autour de la motte féodale. Des cartes postales du début du XXe siècle montrent encore cette rue des Weppes engorgée par deux péniches. C’est durant l’entre-deux-guerres que la rue a été asséchée par raison de salubrité. On travers la rue Esquermoise pour avancer dans la rue Thiers jusqu’à la place Maurice Schumann. Là, la pointe urbaine entre la rue des Bouchers et la rue de la Baignerie est coupée par un espace apparemment abandonné en cette période hivernale : un espace public relie les deux rues sur l’emplacement du bras de la Deûle que nous suivons depuis l’avenue du Peuple Belge jusqu’au quai du Wault, tout proche. Plus rien en surface ne suggère la présence souterraine, pourtant bien réelle, de cours d’eau.

En fait, du XVIIe au XIXe siècle, de très nombreux bras de décharge ont été creusés par l’homme pour faciliter l’écoulement des eaux et assainir les ouvrages antérieurs. Mais la méconnaissance du fonctionnement des cours d’eau a conduit à une situation inextricable. D’un côté, tant que l’inondation contrôlée était un système de défense, percer des canaux supplémentaires ne posait aucun problème et renforçait la défense. Mais d’un autre côté, multiplier les voies d’écoulement ne pouvait que ralentir le débit dans chacun d’eux, et donc accentuer l’envasement naturel et l’insalubrité de ces cloaques. C’est le XXe siècle qui en a fermé la plupart. Et il a fallu les travaux de percement du métro pour retrouver un certain nombre d’écoulements intempestifs qui ont créé quelques perturbations dans quelques chantiers.

Le débouché au quai du Wault permet d’entendre une interprétation de géologue. La haute Deûle, qui avait un rôle commercial affirmé entre La Bassée et Lille dès le XIVe ou XVe siècle, arrivait dans une vallée très évasée entre Lomme et Loos. Elle entrait dans Lille par une chute d’eau de 2 mètres (rue de la Barre ?) qui imposait une rupture de charge : il fallait débarquer les marchandises et les conduire à pied jusqu’au port, derrière la motte féodale et l’hospice Comtesse. Là, il fallait réembarquer (voir plus haut). Le site de Lille était donc stratégique dans les deux sens : pour traverser à gué la large vallée de la Deûle (rue de la Monnaie, rue Esquermoise et rue Royale) d’une part, pour assurer la continuité longitudinale du transport de marchandises d’autre part.

Aujourd’hui, il faut redonner un peu de liberté à l’eau dans la ville. Tous les sociologues reconnaissent que c’est un facteur d’apaisement dans nos cités trop minérales. Mais il faut en expliquer le sens aux riverains. Pas seulement le sens en termes de bien-être, mais aussi rappeler que l’histoire de la ville de Lille est liée à l’eau, comme beaucoup d’autres localités.

Francis MEILLIEZ


Randonnée et Histoire dans Lille

le 1er juin 2018
avec comme fil conducteur une vingtaine de statues

Nous démarrons de la Gare Lille Flandres qui date de 1858 à Lille, car une partie de la façade avant était la gare du Nord de Paris, (cette gare de Paris était celle où la Reine Victoria devait arriver, mais elle qui faisait 1m55 a trouvé que cette gare était trop petite pour la recevoir....). Le 1er train arrive à Lille le dimanche 14 juin 1846 au débarcadère du Long Pot à Fives (on était hors les murs = remparts de Lille), en descendent plusieurs ministres, 2 fils de Louis Philippe, les ducs de Nemours et de Montpensier et divers notables des Chemins de Fer du Nord (appartenant à une famille Rotschild). Se succèdent, discours de bienvenue, bénédiction du train par l’Archevêque de Cambrai (car de la Révolution à 1913, la région du Nord dépendait de cet archevêché), puis un banquet de 1700 couverts à l’Hôtel de Ville...Berlioz dirige lui même un magnifique concert sur l’Esplanade, des jeux nautiques ont lieu sur la Deûle puis un grand Bal se fait dans les salons de l’Hôtel de Ville (= Palais Rihour, ancien Palais des Ducs de Bourgogne). La ligne Paris-Lille est inaugurée le 31 août 1846.

Nous nous dirigeons par la place des Reigneaux (ancien marché aux poissons = le Mynck) vers la rue des Arts où nous voyons successivement des maisons briques et pierres de style lillois, une autre en pierres de style directoire avec ses fenêtres arrondies, une autre en pierres de style Louis XIV avec un fronton triangulaire, une statue de Notre Dame de la Treille sur l’ancienne façade des magasins Tresnois et Descamps, une petite façade de style lillois qui cache un château d’eau et au coin de la rue des Arts et du boulevard Carnot : 4 Cariatides qui ont été replacées sur la façade (qui était en front à rue et que l’on a remontée à l’abri des intempéries). Dans cette rue des Arts, le Maire de Lille Auguste Richebé est mort d’apoplexie.(1866) (sur sa place se trouve la statue du Général Faidherbe).

Nous prenons le Boulevard Carnot et passons derrière l’Opéra pour saluer Léon Trulin, fusillé à 18 ans le 8 novembre 1915 par les Allemands dans les remparts de la Citadelle. La statue de bronze de Léon Trulin a été amenée, il y a 5 ou 6 ans, de l’avenue du Peuple Belge à la place Léon Trulin. (ce n’est que la troisième place à Lille qui possède une statue du même nom, avant il n’y avait que la Place Jeanne d’Arc, maintenant, il y a aussi la Place Mitterrand !)

Passant devant l’Opéra, on est obligé de parler du théâtre qui se trouvait là (aussi avec des colonnes mais la façade en direction de la gare Lille Flandres) construit par Michel Lequeux (assassiné le 15 avril 1786 à 33 ans dans les jardins de l’Hôtel de l’Intendance de Flandre Walonne = l’Evêché actuel).
L’Opéra a été construit par Louis-Marie Cordonnier comme la « Nouvelle Bourse » (=Chambre de Commerce) car le Théâtre avait brûlé en 1903. Pratiquement terminé au début de la guerre 1914, les Allemands l’inaugurèrent en faisant jouer du Wagner. Après cette guerre, et quelques travaux, il fut de nouveau inauguré en 1923 mais par les Français. C’est une copie de l’Opéra Garnier de Paris.

Nous pénétrons dans la « Vieille Bourse » bâtie en 1652 par Julien Destrée, avec l’autorisation de Philippe IV, roi d’Espagne. Une plaque de marbre rappelle cette autorisation. On remarque également les bustes de nombreux scientifiques du XIXe siècle positionnés sous l’Empereur Napoléon III, comme la statue de Napoléon Ier qui trônait au centre de la cour, qui s’est envolée par les airs (une grue l’a aidée) vers 5 heures du matin en 1976, pour réapparaître une vingtaine d’années plus tard au Musée des Beaux Arts de Lille.

Au centre de la Grand Place, nous voyons la statue de « la Déesse », que l’Assemblée Constituante de Paris (sur motion du peintre David) avait promis à la Ville de Lille le 9 novembre 1792 quand les Lillois (en particulier les Canonniers Lillois) avaient réussi à empêcher la prise de Lille par les Autrichiens.

Tout le monde se souvient des clous de cuivre dans la lumière des canons autrichiens, du barbier Maes qui utilisait un éclat d’obus comme plat à barbe, des boulets de canon fichés dans les murs du « Rang de Beauregard » (en face de la Chambre de Commerce), de l’Eglise St Etienne (à la place du cinéma le Ritz) ayant été incendiée par les boulets de canon chauffés au rouge tombés sur les chaises entassées. En fait la Déesse, sur le modèle de l’épouse du Maire de Lille Mme Bigo-Danel n’a été offerte à Lille que 50 ans après, (1842). Le socle est de Charles Benvignat et la statue de Théophile Bra. En haut de la Voix du Nord, trois femmes représentent les trois provinces où ce journal est vendu, la Flandre, l’Artois et la Walonnie.

Nous passons par la place du Palais Rihour où nous découvrons une plaque commémorant la Première d’une tragédie de Voltaire appelée « Mahomet » jouée en ce lieu. Puis nous repérons sur le Monument aux Morts que les soldats lillois sont « morts pour la Paix » et non « morts pour la France » comme il est de coutume. ; On profite de cette place pour parler du Palais Rihour bâti par Philippe Le Bon, Duc de Bourgogne, de la salle des gardes, de l’escalier gothique, de la Chapelle qui est aussi la salle du Conclave et du fameux « briquet de Bourgogne ».

Ensuite, nous partons vers l’ancien Collège des Jésuites, devenu Hôpital Militaire, puis Préfecture. Nous profitons de l’ouverture de l’Eglise St Etienne (ancienne Eglise des Jésuites) pour admirer en particulier la Chaire de François Rude et son magnifique drapé.

Nous reprenons la rue de l’Hôpital Militaire pour montrer un des trois puits qui existaient dans la cave du restaurant d’un ami, ayant appartenue aux Jésuites et où ceux-ci avaient jeté de la vaisselle cassée et des couverts en étain à leurs chiffres . Ces objets sont au Musée des Beaux Arts, mais je ne les ai jamais vus exposés.

Dans la Rue Nationale, ouverte au XIXe, on peut voir le buste de Desrousseaux qui surmonte la « Femme clotant sin ptiot garchon.... ». Nous prenons (à l’emplacement des anciens remparts de Lille) le jardin du « Square du Ptit Quinquin » ou « Avenue Foch » pour nous apercevoir que Foch est Maréchal de France, mais aussi de Pologne et Feld Maréchal du Royaume Uni. Un peu plus loin, nous évoquons le Bal des Ambassadeurs et le Quai de Wault,= l’ancien port de Lille pour le bois et le charbon jusque dans les années 60. Puis nous allons visiter le cloître briques et pierres de l’ancien Abbaye des Minimes (à partir de 1618) qui est devenu l’Hôtel Alliance et sauvé à la Révolution puisqu’il est devenu lieu de stockage des tenues militaires des soldats des différentes casernes de Lille, jusque la dissolution du 43e ….
La suite dans notre prochain bulletin…

Bernard BELSOT


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